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* qui glacent son courage & le frappent de vertige.' Jeanne. blessée à la gorge , disparaît un instant, revient ensuite. au combat, emporte les Tourelles, dernier asyle de l’Aa-. glois , & plante son étendard au pied du Fort. Humaine,
. au milieu du carnage inévitable , Jeanne laisse à l’épou-. vante & au découragement à comploter sa victoire. .
Orléans est libre ; l’Anglois qui a laissé six mille hommesfur le champ de bataille , pour y réparer la perte de centde nos Soldats , abandonne le théâtre de fa déroute & rendle François à fa gloire St à son maître légitime. Jeanne voleen Touraine, pour annoncer ce grand évènement à Charles,dont alors presque tout le mérite étoit de laisser vaincre pourlui. On peut ajouter aux prodiges de cette Héroïne d’avoirtriomphé dans ce moment des divisions d’une petite Courintriguante , de la bassesse des favoris & de la foiblesse duMonarque lui-même, pour le conduire â travers de quatre-vingt lieues de terres ennemies, au temple où Fonction royaledevoir consacrer tant d’exploits..
HENRI VI, RECONNU DA N S SARE T RAI T E, pendant qu!il ejl à table (en 1463).
ï L ne fallut autrefois, pour ramener la fortune au camp dhDictateur Posthumius, que cette apparition magique, qui fitvoir aux Romains Castor & Pollux, arrivant à toute bride àleur secours. La France & son Roi durent bien davantages àces deux génies tutélaires, à ces deux Guerriers célèbres dansnos fastes , la Hire & Xaintrailìes , qui avec plus de réalitérétablirent l’espérance du François & la confiance du Soldat,eveillerent le Monarque dans les bras de la mollesse , & luirendirent son activité, sa valeur & sa gloire, qui se perdaientau sein des plaisirs»
Henri VI»