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Tome II.
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jusqu’à ce que Warwich ne voyant plus qu’une ressource pourí’honneur, la saisit en se jettant impétueusement au milieudes bataillons Anglois , & met en mourant le dernier sceauà la gloire du plus vaillant Capitaine de l’Angleterre.

Fier d’avoir vu couler le sang du brave Warwich, Edouardsentit que son repos lui demandoit d’autres victimes. La pre-mière fut le Prince de Galles St la seconde fut Henri lui-même,qu’il alla égorger dans la Tour de Londres. Richemond, seulreste de la maison de Lancaster, eut subi le même sort, si lapolitique de la Bretagne n’eut servi ses intérêts- Sc les destinsqui l’appelloient au trône.

Tant d’ombres royales gémissantes autour d’Edouard furenten quelque forte vengées par les serpens de la jalousie , quidéchirèrent le cœur de ce Prince > Sc par l’arrêt de mort que luidicta cette passion contre le Duc de Clarence, son frerê , qui ,ayant le choix de son supplice , voulut finir dans un tonneaude Malvoisie. Triste désormais, languissant, en horreur à lui-même, Edouard mourut plus paisiblement que ne pouvoirl’espérer un rebelle , un tyran , un parricide.

Edouard V, âgé de douze ans, n’essaya qûe deux mois dece trône mouvant, fouillé du plus beau sang de la Nation.Son aurore n’eut pas même un midi. L’orage qu’il entenditgronder autour de lui , ne lança que dès clartés- funestes.Richard, Duc de Glocester, l’environna de tempêtes, quine durent lui donner que d’affreux prognostics ; & l’imagede la mort, qui par-tout s’offrit à ses yeux, lui annonçaqu’il n’avoit d’autre terme à fa carrière, que celui qu’il plairoità son onde dé lui prescrire: II fut court. Un enchaînementde crimes avoir fait taire les- principes, mille- traces de sang.avoient effacé les Loix. Ces traces marquoient là route ordi-naire de ce trône, Richard n’en choisit point d’autre.

Fidélité hypocrite, barbarie artificieusement combinés,.