rapidité d’opérations, tout réussit à Glocester. Pontfract, lieudéja fi célèbre par tant d’exécutions, le délivre des créaturesde la Reine & des amis du feu Roi. La Tour de Londres resserreîe jeune Edouard & son frère, déformais à la discrétion deI’Usurpateur ; le fidèle Hastings, trompé jusqu’alors , paie defa tête son dévouement à ces deux Princes. Richard voit donos’abaisser toutes les barrières qu’il avoit trouvées entre letrône & lui : il lui reste à maîtriser l’opinion ; mais que nSpersuadera-t-il pas à un peuple avili, commë l’Anglois l’étoitalors, par tant de parjures, & abruti par tant de scènes d’hor-xeurs ? Déja Tes deux Princes prisonniers ne sont plus que deáBâtards que doit repousser le trône , Elisabeth n’est pas feule-ment adultère; elle est magicienne.
. Pour le prouver, Richard s’avance au milieu de soit, Conseil, d’un air morne; mais qui, dans son agitation,«■ laissoit voir toute la fureur de son ame. Connoijse sj, leur. dit-il, braves Seigneurs , Vhorrible danger, dont rn'a fauve’ la
Providence. Élisabeth cette femme déja fi coupable envers fort
• époux t a voulu par ses sortilèges ajsoúvìr sur moi sa vengeance.
• Voye^ 3 leur ajouta-t-il, en montrant son bras gauche d esse -•' ché, à quels forfaits fe feroítporté cette femme ! La lâcheté» de ses Auditeurs suppléa â cette illusion , qui cepèndant né
• fut pas complète: l’impudence de Richard acheva de les... terrasser. II voulut être Roi, il le fut. . Le trône changesáè maître; lé crime ne fit que changer de scène-.