focHARDiii CORPS DE RICHARD III ,après la bataille de Bofworth , ejl jette fur le dosd'un cheval (en 1485)
L’AngleTERRE voit dans Richard son dix-huitième Rojdepuis la conquête. Déja deux de ces Princes ont péri d’unçmort violente. Deux, à qui l’on semble avoir fait grâce, ontperdu leur Couronne, en conservant la vie. Richard ajoutera sacatastrophe à cet affreux tableau ; & cette catastrophe, qui nese fera point attendre , paroîtra toujours trop tardive. Aprèstant de scènes sanglantes, le cri de l’humanité & de la reli-gion sollicitent le châtiment de ce Prince. Le bonheur de Sylla ,fut aux yeux des Romains 1 e crime des Dieux ; certainementils eussent pensé qu’un monstre tel que Richard ne pouvoit périrtrop tôt pour absoudre le Ciel.
II est heureux, pour la société, que les méchans ne soientpoint à l’abri des grandes imprudences, & que la présomptionqui les aveugle , prépare le dernier écueil de leur tyrannie.
Richard avoit fait assassiner ses deux neveux, dont Charles II£t dans la fuite déterrer les corps fous un escalier ; & dansleur sang il s’imagina qu’il avoit éteint la dernière étincelledes factions. Mais Fenri de Richemond, unique rejetton de' la maison de Lancaster, vivoit à la Cour de Bretagne, & s’y
fortifioit ainst qu’auprès des autres puissances , par la haine &l’exécration attachées au nom de Richard dans toute 1 Europe.Mais dans le Duc de Buchingham , Richard se donnoit unennemi d’autant plus redçutable , que ce Seigneur qui avoiteu le crédit de lui mettre la Couronne fur la tête, ne doutapoint qu’il n’eut celui de l’en priver, & de détruire son ouvrage,au premier moment où Richard perdrait de vue ses impôt tans