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services. Buchingham, aussi ambitieux que son maître , nfcs’étoit point oublié dans la dernière révolution ; il s’étoit faitpromettre la succession de Héréford , sur laquelle il se croyoitdes droits ; ces droits disparurent aux yeux de Richard, sitôtqu’un calme apparent lui fit croire que Buchingham cessoitd’être utile. II refusa fièrement le Duc ; & ce refus devint lesignal d’une fermentation d’abòrd sourde j mais dont ensuite leséclats retentirent au loin.
La Couronne fut bientôt proposé à Henri de Richemond.Le peuple avoit besoin d’être gagné, il le fut par le projetd’une alliance de Henri avec Elisabeth, fille d’Édouard IV;alliance qui réunifiant les deux maisons d’Yorck & deLancaster, annonçoit á la Nation un repos depuis long-temsdésiré, après que le choc de ces deux maisons puissantes avoitsi souvent & si vivement ébranlé la monarchie. II falloit opposerà un tyran ambitieux & vindicatif les apprêts d’une vengeanceformidable ; il falloit réveiller la faction de Lancaster qui sem-bloit assoupie , pour donner au peuple & aux Soldats unêénergie nouvelle. La haine de Buchingham contre le Roi, lecourage, l’ambition & l’intrépidité de Richemond, opèrent cetterévolution importante, dont Buchingham ne vit point l’effet.Trahi par une de ses créatures & livré à Richard, il paya de fatête les premiers efforts de fa faction.
Le furieux Richard ne connut plus de bornes ; plus que jamaisavide de meurtres, il empoisonna sa femme, pour être en étatde ravir à Henri l’alliance de la Princesse Elisabeth ; six mois/écoulèrent dans les proscriptions & le carnage, où fa cruautéétoit secondée par la basse & lâche complaisance du ChevalierAshton. Au milieu de ces scènes tragiques, Richard, plus trou-'Ble que jamais , eut lieu de sentir que fi la vengeance est,comme on le dit, le plaisir des Dieux, elle n’est pas toujours 1©-répos des méohans Princes,-