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Une bataille, celle 8e Bosworth, abrégea ses allarmes avec favie. Cinq mille hommes du côté de Henri en battirent douzeà treize mille de l’armee royale. Stanley, courtisan jusquesfous la cuirasse, s’étoit placé entre les deux armées; n’atten-dant pour se déclarer qu’à voir incliner la victoire , il volabientôt vers le Comte de Richemond. Richard fut tué fur cechamp de bataille; 6c fur ce théâtre même, Richemond, fous lenom de Henri VII, reçut de Stanley la Couronne.
. Le corps d’Edouard avoit disparu. Le Soldat qui se crut? affranchi de tous égards envers un homme qui n’avoit ref-i » pecté ni les Loix, ni son propre sang, chercha à s’emparer« de ses dépouilles. Le corps du Monarque fut trouvé nud» dans un monceau de cadavres ; on se hâta de le jetter en. travers sux le dos d’un cheval ; & la populace, qui le reçut» ainsi à Leycester, se vengea par des huées & des impré-* cations de ce silence de la terreur que lui avoit imposé lef règne du tyran. .
II ne resta de ce monstre qu’un fils naturel, qui, effrayédu fort de son père, fut trop heureux d’aller ensevelir à Eastwell,dans rhumble état de briquetier, fa naissance & toute ambi-tion-
Vpatvii. 11 EN RI Vil TRAITE AVEC TANT DEMÉPRIS LAMBERT SIMLER, qu'ilenfaitson marmiton (en 1487).
L’Angleterre semble çnfin toucher au moment deson repos ; mais que de secousses il a fallu pour le préparer, &par combien de catastrophes Henri de Pâchemond s’est-il vuçonduire fur le trône ? Soixante années qu’avoit duré la querelledes deux Roses , avoient vu le sang s’élever contre le sang &
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