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tnignons ; un pédant bouffi de son sçavoir & qui ne peutau plus régenter qu’une école. C’est l’esprit de l’instructiondonnée par notre judicieux Henri, que Jacques avoit souventamusé, comme il l’avoit fait de l’Italie & de l’Espagne.
La foiblesse de Jacques ne produisit pas fous son règne tousles maux qu’on en pouvoit craindre ; mais elle apprit à sonParlement que les rênes de l’État, dans les mains du Prince,n’avoient déja qu’une direction subordonnée à l’impulsionpuissante des deux Chambres ; & les fruits amers de cettecorruption du Gouvernement furent réservés à son infortunésuccesseur. Cependant cette timide circonspection, qui tenoitJacques fur la défiance, louvoyant fans cesse , s’avançantlorsqu’il ne trouvoit point d’entraves, se repliant à chaqueobstacle , ménageant les esprits & toujours craignant de lescabrer, ne le mit point à l’abri des Conjurations.
Tous nos Lecteurs connoissent l’horrible complot de rem-plir de matières combustibles les souterreins de la salle duPalais, pour exterminer, par une feule explosion, le Roi, faFamille , le Parlement & ses Ministres. L’esprit de parti, leguide le plus infidèle que puisse avoir l’Histoire, ne voulutvoir que des Catholiques , des Prêtres & fur-tout des Jésuitesà la tête de cette Conspiration. Jacques , échappé heureuse-ment à ce ténébreux attentat, étoit intéressé à accréditer cesimputations, qui, paraissant le charger de la haine des Catho-liques , le rendoient le Héros de la réforme. II a fallu , pourfixer les idées de notre siècle, que le flambeau de la critique& de l’équité montrât des Seigneurs Protestans à la tête dece complot ; & que, supérieur à tout préjugé , le célèbreArnaud fit lui-même à cet égard l’apologie des Jésuites.
Au milieu de ces troubles , dans cette administrationembarrassée par la foiblesse & par l’entêtement du Monarque,fe formèrent les deux Partis des Torys & des W'ighs a