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Tome II.
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dévoués Pun à la prérogative royale, l’autre aux privilègesdu peuple, cette balance des deux pouvoirs, qui tempèreencore aujourd’hui une monarchie si absolue dans sonorigine, que le Docteur Blackwood osa dans ces temscritiques , faire paroître fous les auspices de Jacques unouvrage où il établit , que tout Anglois étoit devenu serfà l’égard du Roi depuis la conquête.

Ainsi biaisant avec son Parlement , disputant avec sesThéologiens, s’avilissant avec ses favoris, rarement il arri-voit à Jacques de faire le personnage de Roi. Son règne futsur-tout celui des mignons ; & nous avons appris , nousFrançois, ce qu’on peut espérer d’une pareille administration,à moins que l’ascendant d’un grand homme ne lui commu-nique de son énergie ; mais fous le Roi J acques, Bacon,tout grand génie qu’il étoit, n’étoit point Richelieu.

Robert Carr, Gentilhomme qui avoit été Page du RoiJacques , en Ecosse , captiva sa saveur par sa taille & par le$grâces de la beauté & de la jeunesse. Le Roi s'étoit établison maître de Latin, bientôt il lui donna un rang distinguédans fa Cour. Mais la foiblesse, qui chez les Princes amènetoujours la prodigalité, comme celle-ci l’oppreffion, alloitruiner les ressources de Jacques , fans un stratagème qui luiréussit un instant. . De nouveaux Subsides l’euffent compro-, mis avec son Parlement, il imagina, pour les remplacer,, de créer cent Chevaliers Baronnets , nouvelle classe qui tien-. droit le milieu entre les Barons & les Chevaliers. Chacun. d’eux, outre la finance de 2000 livres sterlings , devoir„ entretenir pendant trois ans , trente Soldats en Irlande ,. ou racheter entre les mains du Roi cette contribution par_» une somme d’argent. Ainsi, pour achever d’avilir la dignité, de la Couronne, le trône devint un comptoir. .

Carr perdit, & mérita de perdre sa faveur. II fut condamné à

mort,