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Tome II.
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parurent des spectres & où tous les éclairs ne lui donnèrentque de fausses lueurs. La guerre devint nécessaire contreHenri III, qui attaqua Charles, pour avoir raison de l’in-jure faite aux François, qu’on avoit chassés de la Cour de laReine d’Angleterre ; mais la guerre ne pouvoit être fanssubsides , & Charles n’en obtenoit que par d’importans sacri-fices.

La Nation en vouloît sur-tout à sa prérogative ; & Crom-wel, encore dans l’ombre, en minoit sourdement la base.Chef de secte, avant que d’être Général, il s’étoit mis à latête des Puritains. Ils les ameutoit en Ecossé contre le synodede Perth, dont les statuts reconnoissoient la mission divinede l’Èpiscopat. A Londres, il les indifpoíoit contre le ver-tueux Lawd, Primat de Cantorbéry, Prélat chéri & respectédu peuple , comme un sçavant aimable , d’une éloquencedouce, insinuante & comme un Évêque d’une conduite ferme& exemplaire. Le zèle de Charles, si déclaré pour l’Èpifcopat,.qu’on l’appelloit le Chevalier de l*Archevêque de Cantorbéry 3prêta des armes à Cromwel, pour perdre le Monarque, & lenom odieux de Papisme , fut le tocsin qui rassembla toutesles factions. Elles fermentent au Nord & au Sud de l’Angle-gleterre ; 2c, en peu de tems les trois Royaumes s’embra-sent.

La Nation ne volt point encore le précipice vers lequeltoutes les factions l’entraînent, mais les opérations font rapides ;elles font combinées par le génie de la rébellion Sc de l’hypo-crisie. LesParlemens se renouvellent fréquemment; à quelquesdéférences artificieuses succèdent de leur part envers le Roiles plus arrogantes injonctions. Tous ses droits lui font enle-vés ; déja il n’a plus même, ni les milices, ni la Tour deLondres, ni les-places fortes. L’Histoire , dans cette, premièrecrise & dans cette affreuse dégradation de la royauté, ne nous