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Tome II.
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( II 7 )

montre plus qu’un Prince fugitif devant son Parlement 2cses sujets armés , soutenu quelques instans par la Noblesse ;allant perdre à Glocester dans l’inaSion le fruit de fa vic-toire ; harcelé ensuite, dans toutes ses démarches, défendulong-tems par le brave Montross ; mais toujours poursuivipar les drapeaux de Fairfax , jusqu’au moment où il tombeen sa puissance.

Qu’attendred’un Roi bon, généreux & sensible; mais qui,après avoir tergiversé quand la faction lui demande la têtede son ami & du plus ferme appui de son trône, le Comtede Strafford , son beau-frère , finit par signer l’arrêt de mortqui le conduit à Féchasaud ? Disons qu’au moment où Charlesétoït à la discrétion de l’armée, ce Prince n’étoit plus à lui-même. Quelques élans passagers de vigueur étoient aussi-tôtrévoqués par foiblesse. Celle-ci l’entraînoit dans une con-fiance indiscrète. Pour F en tirer, il fallut lui faire voir dansles hommages 8c le langage captieux d’Ireton & de Crom-wel, la perfidie qui dé j a menaçoit ses jours. Charles ne penseplus qu’à les mettre à couvert ; mais ses mesures, qui n’ontplus de base , ne font que hâter sa cruelle destinée-

. Pressé de tous côtés dans Hamptoncourt, par une armée. de factieux, dont le succès fortifioit chaque jour l’orgueil. insolent, Charles ne volt plus de salut que dans la fuite.

, Suivi de deux Gentilshommes de fa Chambre , il s’évade. à minuit par une porte du jardin. On lui promet un. vaisseau, pour sortir de F Angleterre; cette ressource lui• manque, il n’a plus que celle de fe confier aveuglément. à toutes les apparences de la cordialité & de la bonne-foi ; &» ce malheureux Prince, plus fait qu’un autre pour trouver» dans de vrais amis les sentimens qui honoroient son ame,» ne fut plus que le jouet de la plus barbare trahison. •