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Charles i". CHARLES ÉCOUTE LA SENTENCE DEMORT prononcée contre lui (en 1649).
N” o U S touchons à la plus étonnante & la plus horriblecatastrophe, qu’ayent jamais conçu & consommé l’esprit derévolte & de faction. Rome étoit une monarchie renaissante,quand les Brutus & les Cassius jurèrent de renverser cettenouvelle Puissance & de briser ce sceptre du même coupqui trancheroit les jours de César. Mais la Conjuration desRomains ne frappa que fur lui, & fa mort ne sembla qu’uncrime isolé. L’Empereur tomba, le sceptre courbé par sachute, se redressa bientôt, & n’en devint que plus florissantdans les mains d’Áugufle.... Chez l’Anglois, la Conjurationeut son effet entier, le régicide scella l’indépendance, unefaction le prescrivit & le consomma, comme si c’eut été levœu de la Nation; & le Monarque, en tombant, entraînale trône dans fa chute. Avec lui disparut la monarchie.
Une suite de vingt-quatre Rois, depuis la conquête, don-noit à Charles I un droit imprescriptible à la Couronne d’An-gleterre. Ce n’étoit point, comme à Rome, un heureux répu-blicain , sur lequel le peuple eut à reprendre un pouvoirusurpé. Charles avoir, à la fidélité des Anglois, un droitbien supérieur à celui-même des descendans de Guillaume.Son sang étoit celui de Malcom ô Connor , Roi d’Ecosse ,neveu par sa mère d’Edgar Etheling , dernier Roi des Anglo-Saxons. Et c’est de ce sang auguste , du sang de ses pre-miers maîtres, que va s’abreuver un peuple fanatique.
Fairfax s’étoit démis du Commandement des Troupes, &Crormyel , devenu Généralissime par Facclamation de l’ar-méê, fans attendre le voeu du Parlement, marchoit à grands