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pa3 vers son but. La Ligue , commencée par les Presbyté-riens , se fortifia par les Puritains cTEcosse &. d’Irlande.On vit ensuite des Applanijseurs , des Agìtatews. G’est à qui,de ces cabales insensées, donnera au Gouvernement songénie & son délire. Toutes veulent avoir le mérite de régé-nérer l’État à leur manière ; & chacune , fans s’en douter,présente une hache à Cromwel pour frapper le trône.
Au milieu de ces convulsions, la Noblesse conservoit saloyauté, sa franchise ; mais ses vertus & ses réclamationsfurent perdues pour ce moment. Le Parlement s’apperçuttrop tard qu’il ne faifoit que changer de maître ; l’armée,dans la main de Cromwel, n’étoit plus que la faction desJndépendans, qui commençoit à planer fur tous les pouvoirs.Les Communes elles-même eurent à trembler qu’il n’entrâtdans la politique de Cromwel de se passer de leur appui.
Dans ce conflict de tous les ordres, que gagnoit la défiance,un moment de crise suffisoit pour perdre le tyran & sauverPinfortuné Monarque. L’orage, qui pouvoit opérer cette heu-reuse révolution, se forma tout-à-coup dans la Chambre desCommunes. Cromwel présent y fut dénonce comme traîtreà la Patrie ; des témoins intrépides y dévoilèrent fans ména-gement ses manœuvres secrètes contre la Chambre. L’émo-tion, qui se communiquent de proche en proche, ébranloitdéja son parti. Mais jamais une politique artificieuse nedéploya plus habilement ses ressorts. Timide en apparence& consterné, l’hypocrite Général tombe à genoux, bénit laProvidence dans cette nouvelle épreuve qu’elle lui suscite, &,du ton ensuite le plus hardi comme le plus véhément, forcerassemblée d’adorer l’œuvre de Dieu dans Phorrible attentatqu’il prépare. Eloquent autant que fanatique, il.a, leurdit-il,comme les Jéhu, les Jalrel, les Samson, les David, samission spéciale, qui le met au-dessus des règles..