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Tome II.
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qu’une troupe lâche de traîtres & d’ames viles, fous le nomde Chambre baffe : ombre infortunée de Charles, vous rece-viez dans ce jour une première expiation ! l’ame du tyranva vous fournir la sienne. II se trouble en effet, son busterenversé & mutile par le peuple, ” des placards injurieux,des billets menaçans lui annoncent ce qu’il doit craindredu morne silence qu’imposent ses regards. Plus agité que lestyrans de Syracuse , tandis qu’il livre la Ville à l’espionage& aux délations, victime lui-même de la terreur, il s’isolede tous les humains ; son Palais est une citadelle hérissée«Parmes & de Soldats, chaque nuit il découche, & toujoursson asyle est un secret. Mais son aine, révoltée de cetteservitude, l’avertit que ce n’est qu’à la tête de sa milice qu’ilpeut se montrer avec avantage.

Charles II avoir fui devant lui à Dumbar, & des amisfidèles de ce Prince avoient péri par la main du bourreau.L’Irlande, qui d’abord avoit tenu pour son Roi, venoit decéder à la fortune de Cromwel. Elle sembla d’abord s’éclipserà- Worchester. Charles y attendoit le rebelle avec trente-deuxmille hommes de troupes, celui-ci marchoit avec une arméeinférieure en nombre ; mais, de part & d’autre, l’ardeur futégale. Jamais Charles ne se montra plus digne de la Cou-ronne. On a dit, & l’on a toujours vu que la position laplus glorieuse pour les Stuarts étoit dans les situations deforce, &. leur plus beau moment, de se trouver aux prisesavec l’infortune. Charles fut vraiment grand dans cette jour-née , qui sembla devoir décider de son sort. Les deux Chefsse cherchèrent avec acharnement, & Cromwel qui put de sesyeux mesurer le Prince, eut à craindre le dernier écueil de sa.gloire. Mais la jalousie des Anglois & des Ecosibis, qui nepermettoit point au Monarque de commander à son gréTune ou P autre troupe , produisit dans son armée le plus

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