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artillerie vers le village de Latf'ord ; le major généralFursteinberg qui commandoit les Hanovriens, postés dansce village , en donna aussitôt avis au duc de Cumberlandqui envoya un corps de troupes sous les ordres du lieu-tenant général Sporken pour renforcer ce poste. Voyantrimpossibilité de le défendre contre les François, le premieren retira toutes les troupes, et s’attacha particulièrementà se fortifier dans sa position sur de hautes montagnespeu éloignées de la rive droite du Weser, couvertes degrands bois , et traversées par des ravins de plus de vingtpieds de profondeur. Outre les batteries que les Hanovriensavoient élevées au front de leurs troupes , derrière levillage d’Hastembeck , qu’ils occupoient, ils en avoientencore d’autres sur les hauteurs à leur gauche, qui étoitle seul côté par où il paroissoit qu’on put les attaquer, etoù il n'y avoit de praticable qu’un espace d’environ deuxcent toises de large que les batteries dévoient foudroyer.
Le 2 5 au matin , M. d’Estrées vit les Hanovriens rangésen bataille derrière le marais d’Hastembeck, dans la po-sition la plus avantageuse, sur une éminence , entre leWeser et les bois, avec Hamelen à leur droite, Hastembeckau front, et de grands bois à la gauche , où le duc deCumberland avoit fait élever une batterie de douze piècesde canons et obusiers. Outre le marais d’Hasteinbeck quicouvroit toute la droite , il y avoit à la gauche un chemincreux qui s’étendoit depuis le village jusqu’à la batterie.Le major général Schulemberg, avec les chasseurs et deuxbataillons de grenadiers , avoit pris poste au coin du bois ,à la gauche de la batterie , et le duc de Cumberland avoitfait éclaircir le front du village d’Hastembeck, pour queles François ne pussent s’en emparer. Tous les cheminsqui y conduisoient du côté de l'ennemi avoient été rendus