8 Histoire
impraticables , et ce fut dans cette position que le généraldes Hanovriens leur fit passer sous les armes la nuit du2 .\ au 2 . 5 .
La journée du 25 se passa respectivement en dispositionspréparatoires. Enfin le 26, à la pointe du jour , le généralanglois monta à cheval pour reconnoître la position desFrançois. Cependant M. de Chevert s’étoit avancé à lagauche de l’armée hanovrienne avec les brigades de Picardie,Navarre et la Marine, auxquelles M. d’Estrées ajoutacelle d’Eu , tirée de la réserve de M. de Landau, quirejoignit l’armée la même nuit.
Le feu commença le matin par les batteries du duc deCumberland ; celles des François leur répondirent jusqu’àhuit heures trois quarts , mais avec peu de vivacité , parceque M. d’Estrées vouloìt former la principale attaque enrnême-tems que M. de Chevert paroîtroit à la droite,et comme ce commandant avoit eu quatre lieues à fairepour joindre les ennemis , il ne put arriver que sur lesneuf heures. Ce ne fut donc qu’à cette heure que lesFrançois firent agir toute leur artillerie ; mais elle fit alorsun feu si terrible qu’elle détruisit successivement toutes lesbatteries hanovriennes. Pendant que M. de Chevert chassoitles ennemis de leurs postes , M. d’Armentières longea lebois à mi i- côte, et M. d’Anlezy, avec la brigade de Cham?pagne, soutenue de celle deReding, se rendit maître d’uneredoute de neuf pièces de gros canons et de deux obusiers ;mais il arriva un contreteins qui retarda la victoire desFrançois, et donna la facilité de se rallier aux Hanovriensqui étoient déjà en fuite dans cette partie. Trois millegrenadiers du duc de Cumberland étant tombés sur labrigade d’Eu qui occupoit une hauteur , les autres brigadesfrançoises qui entendirent un feu redoublé de ce côté,
méconnurent