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d’A n g í e t iî r r e.bientôt générale et se soutint pendant quelques heuresavec autant de vivacité d’une part que de l’autre. Le chefd’escadre, qui avoit mis son pavillon à la frégate , leWoolwick , se tint hors de la portée du canon, vraisem-blablement pour être plus en état de donner les ordresnécessaires. Vers cinq heures après midi, le feu de lacitadelle fut entièrement éteint ; mais le Burford et leBerwick ayant été chassés en mer par le vent , le capi-taine Suldam , qui commandent la Panthère , ne se trouvaplus soutenu. Le capitaine Jelcil, qui montoit le Rippon favoit aussi éteint le feu d’une batterie y mais il étoit alorsexposé au feu de deux autres , et un coup de vent lepoussant à la côte, il se trouva dans une situation très-périlleuse. Les ennemis voyant son embarras , se rassem-blèrent en grand nombre sur la hauteur , et formèrentune ligne d’où ils firent le plus grand feu de mousquéterie.La milice du pays amena ensuite une pièce de canon dedix-huit, et elle ne cessa de tirer pendant deux heures-sur la poupe et sur la proue du Bìppon , qui en fut très-endommagé. Cependant le capitaine rendoit le feu avecautant de courage que de persévérance, quoique ses genstombassent fréquemment à ses côtés , jusqu’à ce que toutesses grappes de raisin et toute sa bourre fussent employées ,et ses manœuvres hachées. Pour comble d’ìnf’ortune unecaisse de cartouches sauta en Pair, et mit le feu au vaisseau fmais il n’en arriva pas d’accident par le prompt secoursque l’on y apporta. Le capitaine tira un coup de canonde détresse, que le chef d’escadre assura depuis n’avoirpas entendu $ mais le capitaine Leslie , qui commandaitle Bristol y voyant la situation dangereuse de ce bâtiment,passa entre le Rippon et la batterie, et fit un feu si biendirigé , que cette diversion donna au capitaine Jekil le