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Tome III.
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3a Histoire

Louisbourg , où l’attaque étoit la plus vive. Comme il étoiten vue au premier rang , il servit vraisemblablement debut à quelque tireur ennemi, et reçut dans le poignet uncoup de feu ; mais cet accident ne l’obligea pas à quitter lechamp de bataille. II enveloppa sa main d’un mouchoir,continua à donner ses ordres sans la plus légère émotion ,et se mit à la tête des grenadiers qui avançoient la baïon-nette au bout du fusil. Comme il marchoit avec intrépidité,une autre balle lui perça la poitrine , et il tomba à l’instantoù les ennemis lâchoient le pied. Chacun des régimensbritanniques parut alors ne s’occuper que de la gloire deson corps.

Pendant que la droite enfonçoit les François, le briga-dier Murrai s’avançoit brusquement avec les troupes qu’ilcommandoit, rompit bientôt leur centre j les montagnardsmarchent avec activité et les poussent jusque dans la villeet dans les ouvrages qu’on avoit élevé pour la défense du pontde la rivière de Saint-Charles. A la gauche et à l’arrière-gardel'attaque des Anglais n’étoit pas si vive ; une partie del’infan-terie légère s’étoit jetée dans quelques maisons où elle futattaquée et se défendit courageusement. Le colonel Howequi avoit pris poste avec deux compagnies, derrière un petittaillis, fit de fréquentes excursions sur le flanc des François,pendant que le brigadier Townshend envoyoit des pelo-tons contre leur front, en sorte que leur aile droite neput rien exécuter de ce que M. de Montcahn avoit projeté.

M. Townshend demeura avec le régiment d’Amherstpour soutenir cette disposition, et pour tenir en respectun corps de sauvages, posté vis-à-vis del’infanterie légère ,où il attendoit le moment de pouvoir tomber sur l’arrière-garde des Anglois. Le général f’rançois fut à cette époqueblessé dangereusement, à la tête du régiment de Lascelles

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