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trêve avec des propositions de capitulation. Le généralanglois qui connoissoit le prix du teins et voyoit la con-séquence du retard, ne fit aucune difficulté sur les articles.
Ainsi tomba au pouvoir des Anglois cette ville qui leurpréparoit le conquête du Canada.
Pendant que ceci se passoit en Amérique, les Françoisavoient essuyé aux grandes Indes une suite de disgrâcesdepuis qu’ils n’étoicnt plus commandas par MM. Dupleixet de Bussi. M. de Lalli avoit été forcé de lever le siègede Madras ; on s’étoit emparé de Masulipatam, de Surate,et cette campagne avoit été terminée glorieusement parla prise d’Arcate.
Pendant que les armes britanniques s’emparoient descolonies françoises dans l’Amérique septentrionale , etqu*après une suite de succès marqués , les Anglois espé-roient faire tomber dans peu les murs de Pondichéry ,leurs rivaux se soutenoient avec gloire dans les campagnesgermaniques , et ils firent repentir plus d’une fois la Grarnle-Bretagne et ses alliés d’avoir entrepris en Allemagne uneguerre capable de les épuiser d’hommes et d’argent. LesFrançois avoient à la vérité reçu quelques échecs ; maisleurs armées , semblables aux flots de la mer , ne se reti-roient quelques tems des pays qu’elle avoient couverts ,que pour y rentrer avec plus de forces, en renversant tousles obstacles qu’on opposoit à leur passage.
Broglie et Ferdinand , vainqueurs et vaincus tour à tour -sse disputoient la victoire pied à pied, tandis que lePrussiens , aux prises avec les Autrichiens et les Russes ,éprouvoient la même diversité de fortune.
Quoiqu’il en soit, le continent de l’Amérique septentrio-nale étoit devenu réellement le théâtre de la guerre la