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à tous les partis, qu’elle traînoit en longueur, et ne:produisoit aucun résultat définitif ; des négociations serouvrirent pour donner la paix à l’Europe. Tous les ca-binets en avoient également besoin.
Les Hollandois continuoient à se plaindre du troubleque les corsaires anglois causoient à leur commerce ; à lavérité les Etats-Généraux avoient trop d’avantage à garderla neutralité , pour que cette violation des traités pûtles déterminer à se déclarer contre la Grande-Bretagne ;ils s’étoient bornés à ordonnes qu’il seroit armé en toutediligence douze vaisseaux de guerre pour protéger leurcommerce dans la Méditerranée.
Les Danois profitoient des circonstances pour étendrecelui qu’ils faisoient, et pour le pouvoir soutenir après laguerre terminée. Les Espagnols commençoient à jouir desmêmes avantages, sous la domination d’un monarque quiconnoissoit les véritables intérêts de la nation , et travailloità la retirer de la langueur où elle étoit tombée depuis laconquête du nouveau monde.
Le roi de Portugal ne paroissoit occupé que de l’ex-pulsion des jésuites, et de l’extinction des conspirationsdans son royaume. La cour de Vienne penchoit fortementvers la paix ; celle de Pétersbourg promettoit de seconderses alliés par de nouveaux efforts j les Suédois étoieuttoujours divisés entre deux partis ; P Angleterre s’épuisoitd’hommes et d’argent, mais elle trouvoit des ressourcescontinuelles dans l’iinmensité de son commerce. Le roi dePrusse sembloit ne se soutenir que par la politique de sesrivaux j mais l’activité de son génie lui fournissoit tous lesmoyens de réparer ses pertes, et de se retrouver à chaqueprintems dans un état aussi brillant que si chacune de sescampagnes eût été marquée par des 'victoires.,