Histoire
H
M. P I T T
S*oppose à la paix avec la France , en 1762.
J 1 E cabinet britannique laissa gronder l’orage , et n’enpoursuivit pas.moins F ouvrage de la paix. Les préliminairesen surent signés à Fontainebleau ; la nouvelle en fut com-muniquée à la ville de Londres par une lettre du sous-secré taire d’état au lord-maire. Aussitôt il s’éleva dans lacapitale une fermentation que ce premier magistrat, dévouéà Pitt et à son,système, ne chercha pas à appaiser. L’op-position s’ctoit fortifié#» #le»pnis 1© renouvellement des né-gociations ; on avoit fait des démarchés pour unir d’intérêtle duc de Newcastle et M. Pitt, qui étoient demeurés chacunséparément à la tête de son parti. Le duc n’avoit pastoujours approuvé les mesures du ministre, parce qu’ilvoyoit que son propre crédit diminuoit par la continuationde la guerre , quand les événemens en étoient heureux. IIencourageoit secrètement les attaques qu'on portoit àM. Pitt, et si le lord Butte se fut retiré, le duc auroit étéà la tête du système pacifique ; mais ils avoient mutuel-lement beaucoup moins d’éloignement F un pour l’autreque chacun n’en avoit pour M. Pitt. Enfin cette inimitiéqui leur étoit commune , servit à les réunir, et ils joi-gnirent leurs efforts pour persuader au peuple que le par-lement ne ratifieroit jamais les conditions d’une paix qu’ilstraitoient d’infâme. De leur côté les membres de l’admi-nistration prenoient toutes les mesures qui pouvoient leurprocurer F approbation de ce grand corps. Ce fut ainsique le comte d’Hallifax eut le titre de secrétaire d’état,conjointement avec le comte d’Eguemont, M. Greenville