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Tome III.
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76 Histoire

rattachèrent à la potence, le fouettèrent de verges , etl’obligèrent à remercier de n’être pas pendu. Après cetteexécution , le peuple le ramena chez lui sans lui íaired’autre mal.

Ce jugement populaire fut bientôt suivi d’un autre plusimposant, rendu par le conseil de Philadelphie, contreHutkínson, gouverneur df> Boston , Wslprbnrne, son conseilet son confident. La sentence portoit que leurs effigies ,ayant devant et derrière des écritaux chargés d’inscriptionsoù seroient ,rappelés leurs crimes envers le peuple, seroientpromenées sur un tombereau, et ensuite attachées à un gibetsur la place publique où elles restèroient exposées pendantdeux heures. Inexécution eut lieu et la fureur du peupley ajouta tout ce que peut inspirer la vengeance. On dressaun bûcher au pied de la potence , et lorsque les effigiesy furent jetées , les acclamations retentirent dans toutela ville. Ces voies de fait étoient de part et d’autre lesavant-coureurs de la lutte imposante qui étoit prête à s’éta-

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fier et courageux , prêt à tout entreprendre pour sauversa liberté et assurer son indépendance.

Ce fut la cour de Londres qui commença les hostilités.Le lord North fit passer le fameux bill d’interdit du portde Boston, et le chevalier Thomas Gage, déjà commandanten chef des troupes royales en Amérique , fut nommégouverneur de cette ville.

A la nouvelle de l’interdit du port de Boston , les peuplesse préparèrent de toute part à la résistance ; ils retinrentles vaisseaux appartenans à l'Angleterre et aux îles an-gloises ; ils prirent les armes et suspendirent tout commerced’importation et d’exportation avec les trois royaumes etles îles, et résolurent d’ouyrir leurs ports ^ toutes les autres