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fut chargé de s’emparer du poste de Bunkershill, éminencesituée auprès de Charles-Town ; il s’y porta sur le champet s’y retrancha. Les royalistes sentant tout le danger d’unepareille entreprise , se liâtoient d’attaquer les revers duretranchement avec des batteries flottantes , tandis quel'escadre et une forte batterie le canonnoient de deux autrescôtés ; mais la position avantageuse de Putnam ne per-mettant pas d’espérer de succès de ce genre d’attaque ,Howe en personne, à la tête de trois mille hommes, détachésde tous les régimens de l’armée royale , passa Charles-River, et débarqua à cinq cents pas du retranchement. Ayantd’abord fait incendier le faubourg de Charles-Town pourque la fumée couvrît ses dispositions , il divisa ses troupesen deux corps ; l’un marcha droit à l’enneini, et l’autretourna la montagne pour lui couper la retraite. Putnamlaissa avancer les Anglois à la distance de vingt pas et fitune décharge si vive et si inattendue que les troupes royalesse rompirent et abandonnèrent le terrain. Leurs officiersles rallièrent, et ayant doublé les rangs tentèrent uneseconde attaque , qui n’eut pas plus de succès ; ila se reti-rèrent en désordre , et furent à deux cents pas se formersur douze hommes de hauteur. Burgoine, le compagnonet le rival de Howe , à la tête d’un nouveau détachementde mille hommes, arriva pour les soutenir. Les colonnes an-gloises étant devenues les plus fortes , elles pénétrèrentenfin dans les lignes où Burgoine sauta le premier. LesAméricains forcés de céder au grand nombre, abandonnèrentalors leurs retranchemens ; leur retraite se fit en bon ordre „et les Anglois ayant poussé jusqu’à eux, tentèrent envaind’entamer le corps que commandoit Putnam. Le jour étoitprêt* de finir qu’ils combatïoient encore ; mais à huit heuresdu soir , les Anglois ayant été une troisième fois repoussésTome III. L