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avec perte, regagnèrent les retranchemens dont fis venoíentde s’emparer.
Ce combat, où Putnam , avec deux mille cinqi centshommes de milice avoit repoussé trois fois dans un mêmejour quatre mille hommes de troupes réglées qui étoientl’élite de l’armée royale, et que les deux plus habiles gé-néraux de cette armée commandoient en personne , íit enAngleterre une profonde impression , et mit le peuple àportée d’apprécier la bassesse des courtisans , qui dans lachambre haute, n’avoient pas rougi de motiver leur avis deréduire les colonies par la force , sur la lâcheté des Amé-ricains. En effet, sur quatre mille hommes , douze centstués ou blessés surent mis hors de combat, et Farinée royaleperdit quatre-vingt huit officiers.
L’opinion publique se manifesta à Londres de la manièrela plus allarmante pour les ministres ; mais leur obstination«'accrut en proportion de la résistance ; ils sentirent seu-lement qu’au lieu des poltrons mutins que le chevalier Gagevouloit châtier avec cinq mille hommes , «n anroìt affaireà des nations puissantes , habiles à se gouverner elles-mêmes et à défendre leurs droits. Les ministres amusèrentle parlement, et lui donnèrent à discuter des plans deconciliation avec l'Amérique , tandis que l’on accéléroisle plus secrètement possible les préparatifs et les armemenspour porter le fer et la flamme dans toutes les provincesaméricaines, et les réduire à une dépendance absolue;,
Cependant la guerre continuoit en Amérique avec le plusgrand acharnement, déjà la révolte se communiquoit auCanada. Tarleton, gouverneur de cette contrée , officierconnu par son ardeur, son ambition et ses talens militaires,après avoir employé de grands moyens de terreur pourcomprimer les esprits, avoit proposé de venir attaquer