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Tome III.
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»’Angleterre. 91

» et doit être rompu ; qu’ils sont en droit de faire ou la» guerre ou la paix, contracter des alliances , établir un» commerce , et faire tels et tous autres actes et traités que» des état indépendans peuvent faire de droit.

» Et pour soutenir cette déclaration, nous mettons notre» confiance dans la protection divine, et nous engageons» les uns envers les autres , nos fortunes , nos vies , et ce» que nous avons de plus cher et de plus sacré, Phonneur ! »

Le premier soin du congrès , dans l’exercice de la sou-veraineté, fut d’envoyer des délégués aux cours de Franceet d’Espagne. SiléasDeane partit en cette qualité pour Paris,et Arthur Lée pour Madrid.

Ainsi étoit arrivé le jour marqué dans les destinéesdu monde , où les rapports qui enchaînoient à l’Angle-terre la vaste étendue de P Amérique septentrionale ,dévoient s’anéantir. 11 avoit été prévu et prédit par tousles gens sages de l’Angleterre qui jugeoient sainement laconduite aveugle et tyrannique du roi et de ses ministses.Les états de P Amérique ctevoiem oníin figurer à leur tourdans le monde politique, à proportion de leur force et deleur étendue.

La province de Virginie avoit la première donné desinstructions à ses délégués au congrès pour déclarer l’in-dépendance. Cette déclaration fut proclamée dans toutes'les parties du continent au milieu des transports d’allé-gresse. La Nouvelle-Yorck, qui, dans ce moment même ,étoit menacée d’invasion, fut celle où l’on montra le plusgrand enthousiasme pour la liberté. Wasingthon s’y étoitrendu, et son armée étoit forte de vingt- huit mille hommes.L'acte d’indépendance fut lu le 10 juillet dans la ville deNew-Yorck, à la tête de chaque brigade ; il excita les plusvives acclamations. Dans le premier moment d'ivresse, 1§

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