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Tome III.
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peuple courût en foule à la place publique , fít retentirjusqu’au ciel les cris de la liberté , environna la statueéquestre du roi George, qui avoit été érigée en 1770, larenversa , brisa le piédestal, et le métal dont elle étoitformée fut employé à des instrmnens de mort. On ordonnaqu’il en seroit fait des balles, qui furent distribuées auxtroupes continentales. Les habitans du Nouveau-Jerseymontrèrent le même zèle et les réjouissances durèrentplusieurs jours dans les deux Carolines.

On a déjà vu que les habitans de la Caroline méridionaleaccusant de lenteur le congrès général, avoient devancédans leurs délibérations la déclaration d’indépendance, ets’étoient donné des lois. Toutes les provinces , à leurexemple, se hâtèrent de faire des comités ou conventions ,à l’effet de régler la forme particulière de leur gouverne-ment , conformément à l’idée qu’on se faisoit du droitpublic et de la liberté. Les conventions étoient composéesdes citoyens les plus éclairés, et l’on ne pmivoìt attendred’eux qno vies regtemens capables d’assurer à jamais l’in-dépendance etla prospérité de l’Amérique. Ils s’assemblèrentrégulièrement dans les provinces respectives. Leur travails’avançoit rapidement ; on ne négligeoit rien pour conso-lider la liberté publique , et écarter l’effet des projets etdes négociations artificieuses de la cour d’Angleterre. Lesmomens n’étoient pas favorables à la promulgation despleins pouvoirs des frères Howe , et des promesses ou desmenaces du monarque britannique.

Ce n’étoit pas assez de déclarer la liberté , et l’indépen-dance de l’Amérique , il falloit la soutenir contre les effortsde l’Angle terre. Nous allons voir, dans cette lutte impo-sante , un peuple, bon, simple, loyal, généreux , pleinde courage et du saint enthousiasme de la liberté , aux