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Tome III.
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d'Ax C I. E T E R R L. ()sì

confiance universelle z les femmes , les vieillards, les enfansbénissoient son nom , tandis que les hommes et les jeunesgens s’empressoient à chercher sur ses pas les dangers etla gloire.

Le cabinet de Londres sentit désormais qu’il falloit re-noncer aus moyens de séduction , et n'espérer quelquesuccès que de la force et des moyens de l’Angleterre.

Toutes les troupes destinées à subjuguer l’Amériqueétoient réunies à Staten-Island. La grande année, qui devoitêtre chargée des principales opérations , se trouvoit com-plète. Le théâtre de la guerre s’ouvrit bientôt avec toutl’acharnement auquel on s’attendoit de part et d’autre.

Les commencemens furent d’un bien sinistre augurepour la cause de la liberté ; des revers sanglans etmultipliés trahirent d’abord le courage des Américains ;Long-Island, New-Yorck, tombèrent au pouvoir destroupes royales. La férocité des soldats anglais , qui avoientmassacré de sang-froid à Long -Island plusieurs milliersde prisonniers , lac kaWans de New-Yorck à un

trait de désespoir qui dût faire trembler les vainqueurs ,et leur faire entrevoir qu’ils ne pouvoient se ílatter quede conquérir des débris et des monceaux de cendres.

On vit les habitans de New-Yorck mettre eux-mêmes lefeu à cette ville malheureuse. En vain les soldats furentdistribués dans tous les quartiers pour éteindre l’incendie,ils ne purent en arrêter les progrès , et furent à portée deremarquer la joie que témoignoient les habitans en voyantles flammes dévorer leurs propres maisons.

Les femmes , surtout, sembloient être animées du cou-roux des furies ; on les voyoit courir égarées les cheveuxépars et hérissés ; tantôt elles fuyoient vers le rivage avecleurs enfans, puis les regardant avec horreur et regrettant