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leurs foyers , elles rentraient précipitamment dans la villeen frémissant et poussant des hurlemens. Dans leur dé-sespoir elles veulent tout embraser. La flamme vole : elledévore les maisons, les magasins , les chantiers ; des tour-billons de fumée et de flamme s’élèvent dans les nues. Onraconte qu’une de ces femmes , le couteau levé , accusantles hommes de lâcheté, remplissoit l’air de ses cris j unofficier anglais la saisit et la désarma à l’instant où ellealloit se poignarder elle-même ponr se soustraire à la loidu vainqueur. Une autre fuyoit vers le camp de Wasing-thon , en criant : s ai vu brûler ma maison , les tyransne l'auront pas. Une troisième est arrêtée le flambeau à lamain ; les soldats l’environnent, et lui demandent aveccolère ce qu’elle fait. Je mets lefeu à la ville , leurrépondit-elle avec fermeté. Un tiers de New-Yorck devint la proiede l’incendie, et si le général anglais n’avoit pas détachéde son camp la brigade des gardes pour renforcer la gar-?nison , cette ville auroit été entièrement consumée,
Au milieu de ces déssc*-**»* ot do ocua qui les suivirent,le congrès se montra supérieur aux événemens. II sentitque non - seulement il falloit supporter avec courage etrésister avec constance aux forces de l’Angleterre ; maisencore montrer aux peuples étonnés un corps politiqueconstitué régulièrement sur la base solide d’un intérêtcommun, et qui n’ait de pouvoir qu’autant qu’il en falloitpour assurer le salut et la prospérité de ses subordonnés.
Les nouvelles qui arrivoient de l’armée „ le massacre deLong-Island , ni l’invasion , ni l’incendie de New-Yorck ,ni les nouveaux malheurs dont on étoit menacé, ne trou-blèrent pas les délibérations des sénateurs de Philadelphie jleur fermeté stoïque sembloit défier la fortune, et le 4octobre 1776 fut le jour où ils arrêtèrent les articles de
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