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d*Angleterre.furent soupçonnés , non sans fondement , d’avoir trahi lacausé de la liberté ; il est au moins certain qu’ils ne firentaucun effort pour arrêter les progrès deBurgoine, et ilsfurent bientôt remplacés par Gates et Arnold, qui ne tar-dèrent pas à rétablir les affaires.
Sur le grand théâtre de la guerre, Wasingthon et Howeétoient aux prises. Ce dernier, forcé de céder aux ordresde la cour, qui attaclioit la plus grande importance à laprise de Philadelphie , et la regarcloit comme le coup leplus fatal à la cause américaine , avoit évacué les Jersey ,et formé le projet d’aller attaquer cette capitale par la mer.Howe avoit reconnu la difficulté de suivre la route quiconduit de la Nouvelle Yorck dans la Pensilvanie, ayantsur les bras un ennemi aussi expérimenté et aussi habileque Wasingthon. Celui-ci ne tarda pas à reconnoître lenouveau plan de son adversaire , et fit aussitôt toutes lesdispositions convenables pour faire échouer un pareil plan.
Les Américains , privés d’une marine respectable , nepurent empêcher Xïowe dc remonter la Delaware ;mais Wasingthon avoit tellement combiné sa marche ,qu’il se trouva à jour précis au-devant de l'armée de Howe,et prit la position la plus propre à arrêter la marche del’ennemi sur la rive gauche du creck de Brandiwine. Sagrande expérience lui faisoit sentir les risques d’une batailledécisive ; mais le congrès allarmé de l’approche de farinéeangloise , demandoit une bataille, et lui envoya des ordres.Wasingthon obéit ; mais son armée ne put résister dansune bataille rangée à la discipline de f armée ennemie.La perte de la bataille de Brandiwine fut suivie de f occu-pation de Philadelphie par les troupes royales.
Le congrès étoit sorti de cette ville et avoit transféréle lieu de ses séances à Yorck-Town , d’où il continua ses