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Tome cinquième. Campagne de 1794. - Première période.
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LIVRE VI, CIIAP. xxxiv. a 33

généra] Martin, déjà postée au village des Ecluses-Hautes , lui barrant le passage , il se replia surle centre de larmée, en marche pour gagner leshauteurs de Maureillas, entre le pontduBoulouet Ceret.

Dès-lors, la grande route de Bellegarde futperdue , et il ne resta aux Espagnols que le colde Porteil, dont les républicains menaçaient déjàde semparer.

Bien quil eût été possible, en faisant bonnecontenance, de sauver le matériel par ce col,le chemin percé à la hâte , était si étroit, que lemoindre accident, une seule voiture embarras-sée, devait causer la perte de parcs immenses.On proposa de prendre le chemin dArles qui étaitbeau jusquà cette ville, et par lequel Morla pré-tendait pouvoir ensuite sauver lartillerie dans lavallée de la Muga : mais, soit par entêtement,soit parce quil douta de la possibilité de fran-chir les montagnes escarpées qui séparent la val-lée de la Muga de celle du Tech , La Union per-sista à prendre Je chemin de Porteil.

Aussitôt que le mouvement du prince de Mon-forte vers cette direction fut prononcé, et lecentre ennemi tenant encore au Boulou, Péri-gnon ordonna au général Labarre de passer leTech aux Trompettes-Basses, avec700chevaux,et de se précipiter sur la cavalerie espagnole quiformait larrière-garde, tandis que le général