LIVRE VI, CIIAP. xxxiv. a 33
généra] Martin, déjà postée au village des Ecluses-Hautes , lui barrant le passage , il se replia surle centre de l’armée, en marche pour gagner leshauteurs de Maureillas, entre le pontduBoulouet Ceret.
Dès-lors, la grande route de Bellegarde futperdue , et il ne resta aux Espagnols que le colde Porteil, dont les républicains menaçaient déjàde s’emparer.
Bien qu’il eût été possible, en faisant bonnecontenance, de sauver le matériel par ce col,le chemin percé à la hâte , était si étroit, que lemoindre accident, une seule voiture embarras-sée, devait causer la perte de parcs immenses.On proposa de prendre le chemin d’Arles qui étaitbeau jusqu’à cette ville, et par lequel Morla pré-tendait pouvoir ensuite sauver l’artillerie dans lavallée de la Muga : mais, soit par entêtement,soit parce qu’il douta de la possibilité de fran-chir les montagnes escarpées qui séparent la val-lée de la Muga de celle du Tech , La Union per-sista à prendre Je chemin de Porteil.
Aussitôt que le mouvement du prince de Mon-forte vers cette direction fut prononcé, et lecentre ennemi tenant encore au Boulou, Péri-gnon ordonna au général Labarre de passer leTech aux Trompettes-Basses, avec700chevaux,et de se précipiter sur la cavalerie espagnole quiformait l’arrière-garde, tandis que le général