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Tome cinquième. Campagne de 1794. - Première période.
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Déroutetotale delarméeespagnole .

234 HISTOIRE DES GUERRES DE DA RÉVOLUTION.

Rériel, avec 5oo autres, remonterait la rivedroite pour la prévenir aux défilés de Maureillas, se dirigea le gros de la division.

Lensemble et la rapidité de ces divers mouve-mens portèrent le trouble et le désordre dansles rangs espagnols. L*es troupes du prince deMonforte , saisies de frayeur, se jetèrent surcelles dAmarillas , et les entraînèrent vers lecol de Porteil, dans le plus grand désordre. Vai-nement chercha-t-on à les reformer entre Ceret et Maureillas, pour protéger la retraite, et sauverle matériel qui filait de celte première ville surle col; les efïorts de quelques chefs furent inu-tiles ( 1 ). Une partie de la cavalerie espagnole,voulant gagner le col de Perthus, fut cribléeaux Ecluses-Hautes, et ne dut son salut quà lavitesse de ses chevaux. La brigade Vives , occu-pant le camp du Boulou, forcée, à cause delencombrement du chemin de Maureillas, à se

(1) Un témoin oculaire a comparé cette déroute à celle de Ros-bacli, et dit nen avoir pas vu de pareille. Il aurait observer,toutefois, que les circonstances relatives étaient bien différentes.Ici, Dugommier estsupérieur en nombre; à Rosbach , Frédéric étaitinférieur de moitié. En échange, dans la bataille du Boulou, lesFrançais attaquent des positions formidables; à Rosbach, au con-traire , le roi attaquait des têtes de colonnes en marche par pelotons.Les Espagnols fuient, parce que leur retraite est menacée; lesFrançais se sauvèrent à Rosbach, parce quils furent pris en marcheà limproviste. Ainsi les deux batailles nont dautre point de res-semblance, que le désordre parmi les vaincus.