LIVRE VI, CHAP. XXXV. 2C7
Stofflet, Cordellier leur livra trois combats avantde parvenir au point qui lui avait été assigné.
Jusque-là Thurreau s était conduit avec toute Famé des
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la sagesse compatible avec son plan; mais apresavoir si heureusemeut refoulé les Vendéensentre la Loire et Chollet, c’élait le cas de réunirses colonnes, et de les écraser dans une actionoù ils auraient eu la Loire à dos : cependant,perdant tout-à-coup son objet de vue, il proposaaux représentais qui raccompagnaient, de fairevoile face vers le Marais. Ceux-ci ayant objectéqu’un décret de la Convention ordonnait de cou-vrir Chollet, il se décida à envoyer le généralDuquesnoy attaquer Cbarette avec les quatrecolonnes de sa gauche, formant environ 5 millehommes. Ce chef royaliste, qui n’était pas deforce à résister, s’échappa sur Légé tenu parun détachement de Haxo ; mais atteint à Pont-James, il ne peut esquiver le choc, y perd 5 à600 hommes , et se disperse dans la forêt de Ser-vière, d’où il rentre par pelotons dans le Bocage.
Tandis que ceci se passait dans la Basse-Ven- Déroute dedée , Stofflet , par l’elfet des dispositions de son ^cimüet *adversaire , eut le temps de se reconnaître. Ins-truit que les détachemens du général Moulinsavaient battu les royalistes à Vezius et à Nouaillé ,et que Larorhejacquelin emporté par trop d’ar-deur, avait perdu la vie dans cette rencontre, ilrallia ces diiférens corps pour tomber sur Chollet.