298 histoire des guerres de la révolution.décret du 4 février de cette année, la Conven-tion avait confirmé la liberté de tous les noirsarmés, et déclaré St.-Domiugue partie intégrantede la France . On espérait s’attacher ainsi cetteclasse redoutable; mais on s’aliénait d’autantplus les autres.
Sanihonax Dans ces entrefaites, Santlionax, accusé des
cusation se désastres du Cap , avait été décrété d’accusation ;
France ! et a cette époque un tel décret était précur-seur ordinaire d’une sentence de mort. Jugeantbien que les principes de la Convention s'accor-daient trop avec les siens, pour avoir quelquechose à redouter, il revint audacieusement enFrance ; sûr de trouver grâce devant des législa-teurs, dont il n’avait fait que devancer les me-sures.
La fermeté Cependant, les Anglais ^étaient fiattés d’une
de I.avaux . . e
eide Rigand couquete trop tacite, et trouvèrent, dans les ge-
AimlaJr n ® raux Lavaux et Figaud, des eunemis redou-tables. Le premier , véritable Spartiate , douéd’un caractère inébranlable, s’était réfugié,comme nous l’avons dit, au port de Paix et àl’île de la Tortue , avec les débris des troupeseuropéennes. Protégé par quelques ouvrages,fort de son énergie, donnant à ses soldats F exem-ple de toutes les privations , il brava les effortsdes ennemis réunis, dans l’espoir que des se-cours de France le tireraient de cette cruelle si-tuation. 11 avait lié quelques négociations avec