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Toussaint-Louverture , par l’intermediaire del’abbé Delahaye ; et il les entretenait avec persé-vérance. Celte circonstance, cjui semble indiffé-rente, devint néanmoins la cause de son salut,et opéra, comme nous le verrous plus tard T unerévolution complète dans les affaires.
Toussaint, jaloux des honneurs dontl’Espagne accablait Jean-François , et humilié d’êîre réduità un rôle subalterne , saisit avec empressementles premières lueurs de fortune que lui présentale général Lavaux. Le décret du 24 février, as-surant à sa caste tout ce qui peut flatter un coeurambitieux, l’avait ébranlé : l’offre du grade degénéral au service de France , fixa toutes ses in-certitudes. Habitué par cinquante ans « esclavageà une profonde dissimulation , il redoubla ses té-moignages de zèle et ses exercices de piété , pourmieux tromper le général espagnol , marquisd'Hermana. Toutes ses dispositions étant prises ,il partit le s 5 juin avec un corps nombreux denoirs, égorgea les détachemens espagnols qu'iltrouva sur son passage, et vint se réunir au gé-néral Lavaux. Dès-lors , la France rentra eu pos-session de la majeure partie du Nord; et ses en-nemis, confinés à l’Ouest dans les seuls postesfortifiés de la côte, ne purent s’y maintenirqu’avec la plus grande peine.
Les Anglais furent plus heureux cette année àla Martinique . On se rappelle qu’ils y avaient en-
Toussaintpasse tl ilcôté fiesFiançaisavec unepartie desnoirs.