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3 (1826) Force commerciale de Grande-Bretagne / par Charles Dupin
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XX INTRODUCTION.

tion des héritages fonciers , dans un trop petit nombre de mainstoutes-puisantes , il est dautres mesures qui, pleines de sagesse,mettent souvent un terme à cet envahissement de la richesse, pourles propriétés dassociation : frein salutaire, établi dans la vue deréparer les pertes déplorables que fait, chaque jour, le nombre deshabitants qui conservent une part dans la possession du territoire.

En louant lheureuse division des propriétés que le commerce aproduites ,. si nous voulons rester dans les limites montrées parlexpérience et commandées par la justice, il ne faut pas considéreren tout comme un fléau , la concentration des fortunes , mêmeagricoles. Ainsi que la plupart des établissements imparfaits, con-solidés par une longue existence, linégale distribution des richessesterritoriales nous présente un mélange de biens et de maux, qui,grâce à la bizarrerie des hommes et surtout au vil calcul de leursintérêts privés, donne des apologistes aux abus les plus révoltants, etdes détracteurs aux compensations les plus heureuse».

En Angleterre, il faut le dire, limmense fortune de quelquesparticuliers contribue puissamment à lentreprise, à lexécution destravaux dutilité commune, qui demandent, aux sociétaires unis pourcette entreprise et cette exécution, des avances considérables et delongs sacrifices. Les grands propriétaires ne sont pas les ennemisdes perfectionnements et des inventions propices à lindustrie et fa-vorables au commerce. Loin de porter envie aux succès de la classelaborieuse, ils engagent le peuple entier au travail, à la prévoyance,à l,économie, qui peuvent, en lui donnant laisance et le bonheur,le rendre indépendant et fier, comme doit lêtre un peuple riche etlibre

Maintes fois, les grandes familles dAngleterre sont descendueselles-mêmes dans les rangs de lindustrie, pour acquérir de nouveaux

* Dans louvrage que nous avons publié sous ce titre, Système de ladministrationbritannique , en 1822, après avoir fait connaître les beaux résultats des banques dé-pargne, favorisées également, pour la classe ouvrière, parla classe opulente et parle gouvernement, nous ajoutons : « Ainsi le ministère britannique, dans le comptequil fait rendre de ses actes, de ses vues et] de ses pensées, déclare , à la face desnations , quil met au rang des bienfaits de lordre public et des prospérités sociales ,non-seulement le progrès des arts utiles , et lactivité des manufactures , et les res-sources du commerce, et le bonheur des classes supérieures, qui dirigent les travaux,