XX INTRODUCTION.
tion des héritages fonciers , dans un trop petit nombre de mainstoutes-puisantes , il est d’autres mesures qui, pleines de sagesse,mettent souvent un terme à cet envahissement de la richesse, pourles propriétés d’association : frein salutaire, établi dans la vue deréparer les pertes déplorables que fait, chaque jour, le nombre deshabitants qui conservent une part dans la possession du territoire.
En louant l’heureuse division des propriétés que le commerce aproduites ,. si nous voulons rester dans les limites montrées parl’expérience et commandées par la justice, il ne faut pas considéreren tout comme un fléau , la concentration des fortunes , mêmeagricoles. Ainsi que la plupart des établissements imparfaits, con-solidés par une longue existence, l’inégale distribution des richessesterritoriales nous présente un mélange de biens et de maux, qui,grâce à la bizarrerie des hommes et surtout au vil calcul de leursintérêts privés, donne des apologistes aux abus les plus révoltants, etdes détracteurs aux compensations les plus heureuse».
En Angleterre, il faut le dire, l’immense fortune de quelquesparticuliers contribue puissamment à l’entreprise, à l’exécution destravaux d’utilité commune, qui demandent, aux sociétaires unis pourcette entreprise et cette exécution, des avances considérables et delongs sacrifices. Les grands propriétaires ne sont pas les ennemisdes perfectionnements et des inventions propices à l’industrie et fa-vorables au commerce. Loin de porter envie aux succès de la classelaborieuse, ils engagent le peuple entier au travail, à la prévoyance,à l’,économie, qui peuvent, en lui donnant l’aisance et le bonheur,le rendre indépendant et fier, comme doit l’être un peuple riche etlibre
Maintes fois, les grandes familles d’Angleterre sont descendueselles-mêmes dans les rangs de l’industrie, pour acquérir de nouveaux
* Dans l’ouvrage que nous avons publié sous ce titre, Système de l’administrationbritannique , en 1822, après avoir fait connaître les beaux résultats des banques d’é-pargne, favorisées également, pour la classe ouvrière, parla classe opulente et parle gouvernement, nous ajoutons : « Ainsi le ministère britannique, dans le comptequ’il fait rendre de ses actes, de ses vues et] de ses pensées, déclare , à la face desnations , qu’il met au rang des bienfaits de l’ordre public et des prospérités sociales ,non-seulement le progrès des arts utiles , et l’activité des manufactures , et les res-sources du commerce, et le bonheur des classes supérieures, qui dirigent les travaux,