Buch 
3 (1826) Force commerciale de Grande-Bretagne / par Charles Dupin
Entstehung
Seite
XXII
JPEG-Download
 

xxij INTRODUCTION.

Ce contraste si frappant ne rappelle-t-il pas à notre pensée quel-ques traits de léloge prononcé par Démosthènes , sur les hommesfameux, dont les travaux, les vertus et la modération, répandirenttant déclat sur la florissante Athènes .

« Tels ils furent à la tête des peuples de la Grèce , dit-il, en rap-pelant leurs services militaires et politiques. Or voyez, dans lintérieurde la cité, ce quils étaient et pour eux et pour létat. Pour la patrie,ils ont fait de si vastes travaux; élevé de tels édifices; construit,embelli, avec tant de magnificence, un si grand nombre de nostemples; consacré dans leurs sanctuaires, de si rares présents; desdépouilles si glorieuses, quils nont rien laissé à surpasser à la

postérité. Pour eux-mêmes, ils furent si modérés, si fidèles aux

mœurs de la république, que si quelquun cherchait dans la cité,les demeures dAristide, et de Miltiade , et des autres hommesillustres de leur temps, il les trouverait simples et modestes, commecelles de leurs moindres voisins. Car ce nétait pas pour augmenterleur opulence quils aspiraient à diriger létat, mais pour accroîtrela fortune publique. Loyaux envers les peuples de la Grèce , religieuxenvers les immortels, équitables envers leurs concitoyens ; parune voie si certaine, ils montèrent au faîte du bonheur et de laprospérité*. »

Sans doute, unsi magnifique éloge , qui nappartient quaux plusbeaux temps dun siècle tout héroïque, ne peut sappliquer quenpartie aux hommes puissants ** de la Grande-Bretagne ; mais il rap-pelle du moins quelques-unes de leurs vertus, et quelques-uns de

* Effi pdv 8h rwv E^yjvixwv ricrav rotovroi" êv 8g toi; y.xzx riv'kiv aùrnv 5sa<7x<x9s Ô7toïoi , svTS toïç x.oivotç x.ai. rot; t5îot?. Arçpooîa ptêv toîvuv oiY.oSopLr^xzx ym y.xXXvt zoixüza ym rosaura v.aTSaxçùaffav yfüv Upwv xai twv êv toutoiç àvaQrjjxdcrwv, wçs prj^svt twv iivtyiyvousvoiv vnspSoMivItteïfQzi' i8tx 8' ovrw a-w fpovgç mxv ym >8px êv rw T3?ç TzoXiTinç rj 9st uh'ivrsç , rv»Aptçet^ou , ym rrjv Mdrtâ^ou , ym twv tot$ ^aixrrpwv airttav tiç apx oi8gv ùuwv qtzoix 7tot êçiv,ôpâ tvîv toù ysizovot oùdèv tyspivoxipav oùsav yxp eiç îrspiouctav aùxol; èxpxzzgzo zx zr,r îtôXsw; ,àXkà. T9 xoivôv auÇetv êxaçoç wîto 8zh>. Ex. S'g rov zx uêv ÈX'Arjvixà îtiçwc , Ta 8'g 7rpo; roù; Jîovîèvtrs, Ta 8' êv oojtqïç tcws «îiomüv, u.s-yiXrjv elaôrw; ix-r,ffavro iuaaipoviav.

AHMOS0, oXuvQtaxôî 5 zpizoç.

** Tout en proclamant les belles actions et les grands travaux de ces hommes puis-sants, nous ne dissimulons pas, dans le cours de notre ouvrage, les faits <jui dimi-nuent à qnelcjues égards la gloire de ces titres.

N

I