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lution, pour extirper des entours de nos palais, ces excrois-sances de la misère, favorisées si long-temps par.l’avidité dessubalternes. Mais à présent que le repos règne autour de ceslieux, on voit déjà cette espèce de végétation parasite , poindreaux endroits où jadis elle s’enracinait et s’étendait sans obstacle.
On met autant de soins, en Angleterre, à rendre la voiepublique , libre , commode et sûre, devant les habitations dessimples particuliers, que devant les monuments publics. Au-cun objet volumineux ne doit être étalé en dehors des bouti-ques } aucun objet stationnaire ne doit obstruer ni les rues, niles places : enfin tout citoyen a droit de saisir ces objets, d’endénoncér le propriétaire , et de recevoir, à titre de récompense,la moitié d’une amende qui va de 5 o à 120 fr. On reconnaît àces mesures, la prévoyance d’un peuple qui sent toute l’im-portance de la facilité des communications, et pour l’ordrecivil, et pour la prospérité du commerce *.
Si l’on parcourt, dans la capitale même de la France , les
* Citons en entier les mesures législatives dont nous venons d’indiquer l’esprit gé-néral. Il est défendu : de placer en dehors des boutiques et sur la voie publique, aucrmétal, billot, pannier, tonneau, aucune marchandise ; de suspendre, de placer, delaver, dans la rue, des barils et des vases quelconques; de laisser séjourner sur lavoie publique, des traîneaux , des brouettes et des voitures d’aucune espèce (exceptéles fiacres), au-delà du temps nécessaire pour charger ou décharger. Le contrevenantà ces dispositions peut être cité, parle premier venu, devant un juge de paix. Alors,d’après la déposition sons serment d’un ou de plusieurs témoins, il paie de 2 à 5 liv. st.d’amende, au bénéfice de la caisse du pavage. Tout délégué des commissaires du pa-vage a droit de saisir les objets étalés, et les N voitures qui s’arrêtent indûment sur lavoie publique. Si, parmi les objets saisis, on en trouve qu’on ne puisse conserver, il*sont sur-le-champ confisqués , et délivrés aux gaxdiens des pauvres,de la.paroisse ou aurégeut d’une maison de détention située dans cette paroisse. Si, dans les cinq joursqui suivent une saisie d’objets conservables, le délinquant ne les a pàs réclaméset retirés en payant l’amende, ces objets sont vendus à l’enchère; l’amende et lesfrais prélevés sur le prix de la vente, le surplus revient au propriétaire. En récidive ,il n’est plus nécessaire d’une décision préalable du jnge de paix. On saisît immédiate-ment les objets, les voitures et les animaux qui obstruent la voie publique, pour lesvendre sans délai, si le délinquant ne les retire pas, en payant les frais et les amendes.