VOIES PUBLIQUES. 5
rues les plus commerçantes, celles de Saint-Denis, de Saint-Martin et des Lombards, beaucoup trop étroites pour per-mettre une circulation active, on voit qu’un tiers au moinsde leur largeur est occupé par des étaux saillants ; par descaisses et des barils, placés en dehors des boutiques ; par desvoitures dont on verse le chargement en pleine rue, au lieude l’entrer directement dans les magasins, sans encombrer lepavé : précaution qui serait à la fois économique et facile. Cesdétails, si négligés en France , ne peuvent être surveillés d’unemanière efficace, que par une administration municipale for-tement organisée , comme l’est celle de l’Angleterre.
Remarquons surtout, dans les villes de la Grande-Bretagne,le soin qu’apporte l’autorité, pour rendre la voie publique ai-sée, commode au simple piéton. Chose admirable! Dans umpays oii les riches sont chargés de faire les lois, jamais en lesfaisant ils n’oublient le bien-être des citoyens sans fortune.
Des trottoirs en larges dalles de pierre, sont pratiqués surles côtés des rues d’une largeur ordinaire. Dans les plus étroi-tes, on trouve encore un trottoir où deux piétons peuvent secroiser. De fortes amendes puniraient tout individu qui con-duirait sur cette partie réservée, un cheval, une voiture, untraîneau, une simple brouette, ou qui tenterait d’y rouler descaisses et des tonneaux.
Voici le détail des mesures qui garantissent la sûreté de lavoie publique : elles méritent toute notre attention.
Les O s . du joavage font poser des bornes ou des poteaux en bois , en pierre ,en fer, en avant des trottoirs et des grilles, en avant des terrains vagues,ou dangereux 5 tout dommage fait à ces barrières entraîne une amende qui vade 2 à io liv. st. , indépendamment des réparations.—Dans les beaux quar-tiers, au-devant des maisons, est un fossé garni d’une grille ou d’une barrièreen bois , on peut descendre par ce fossé, dans l’étage souterrain ou dans lecellier, tantôt par un escalier, tantôt par une trappe. Si cette trappe, si cetescalier n’étaient pas tenus soigneusement et solidement fermés, on paie-