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3 (1826) Force commerciale de Grande-Bretagne / par Charles Dupin
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34 FORCE COMMERCIALE,

lever aucun droit de péage, sur la voie publique , sans l’auto-risation formelle du parlement.

L’Acte législatif qui spécifie la perception d’un semblabledroit, et qui transforme une route libre en route à barrières ,met la recette et l’emploi des fonds provenant des péages , sousla surveillance et la direction d’un certain nombre de curateursappelés trustées , personnes cle confiance. Ces curateurs exer-cent gratuitement des fonctions honorifiques. Ils forment unconseil ou curatèle Ça trust), chargé de diriger et d’adminis-trer les travaux, les revenus et les dépenses de la route.

On se plaint que les curatèles sont beaucoup trop multipliées,ce qui nuit à l’ensemble de leurs opérations. C’est surtout auxenvirons de Londres que cet inconvénient se fait sentir. Aussil’un des moyens les plus efficaces proposés au parlement, pouraméliorer l’administration des routes à barrières,, est-il derendre partout les curatèles moins nombreuses, en leur con-fiant la direction d’une plus grande étendue de voie publique.Enfin, l’on a proposé de réunir en une seule curatèle, toutescelles qui, dans un rayon de 16 kilomètres, dirigent les tra-vaux et gèrent la comptabilité des routes , aux environs de lamétropole. ( Rapport fait a la chambre des communes , surles routes a barrières , 1819. Voyez chapitre 5 de ce livre.)

Le parlement nomme quelquefois plus de cent vingt per-sonnes destinées à former une curatèle. Il vaudrait mieux quele législateur en désignât un moindre nombre , et se montrâtplus sévère sur les conditions qui rendent admissible à cesplaces de confiance. Il est juste d’observer que la loi nouvellea fait faire un pas vers un tel but : c’est une amélioration qu’onregarde comme importante.

Les juges de paix des comtés que traverse la route à bar-rières, sont de droit au nombre de ses curateurs. Tout autrecitoyen doit, avant tout, justifier qu’il possède une certaine