VOIES PUBLIQUES. 43
En 1810, 1811, i 8 i 5 , 1817 et 1819, leparlementinstituad.escomités d’enquête pour examiner l’état de la route de Londres à Dublin . Les rapports de ces comités démontrent les gravesinconvénients et les dangers auxquels étaient exposés les voya-geurs. « Cette route, dit le comité de 1819, si essentielle auxcommunications entre sept millions d’habitants d’un coté etdouze de l’autre, ne peut jamais être mise dans une sécuritéparfaite, si l’on abandonne à des intérêts locaux le soin de son
administration et de son entretien ; au lieu de la considérer%
comme un ouvrage d’une grande importance nationale \ comme
un ouvrage influant, dans un degré plus ou moins marqué,
sur tous les habitants des royaumes-unis.
»
» Quant à.l’emploi des deniers de l’Etat, pour exécuter destravaux de cette espèce, votre comité pense qu’on ne doit pasle considérer comme une dépense qui puisse appauvrir le pays,ni même diminuer en quelque chose la richesse générale. Cetemploi des fonds du trésor n’a donc rien de contradictoireavec un juste esprit d’économie et de réduction dans les dé-penses. Pourvu qu’on applique avec intégrité les sommes ac-cordées \ pourvu que le perfectionnement des communicationsdonne à l’industrie, au talent, aux capitaux du pays une ac-tivité nouvelle, et par conséquent les rendent plus productifs ,les sommes placées ainsi ne seront pas consommées commedans les dépenses ordinaires du gouvernement : c’est-à-dire,enlevées à l’industrie productive du pays , pour être anéan-ties. Au contraire, un tel placement favorisera la création d’unnouveau capital. Dès lors l’accroissement du revenu publicrésultera de l’accroissement même de la production, c’est-à-dire , du progrès de la richesse nationale.
» Par les améliorations proposées, on fait naître un biengénéral, on donne, à beaucoup d’ouvriers des moyens d’exis-tence , on nécessite des achats dont le prix entre dans la circu-