VOIES PUBLIQUES. ™
Les Anglais ont cherché long-temps à concilier ces grandsobjets d’utilité publique. Depuis peu d’années ils y sont par-venus, d’une manière fort-remarquable. C’est ce qu’on voitpleinement démontré par l’enquête faite, en 1819, sur l’étatgénéral des routes d’Angleterre ; et par les rapports publiésau sujet de la route de Londres à Holyhead.
L’excellence des moyens que les plus habiles ingénieurs civilsde la Grande-Bretagne ont adoptés dans ces derniers temps ,est confirmée : i°. par les maîtres de poste , et par les entrepre-neurs de diligence et de roulage, qui, dans leurs interroga-toires, certifient que leurs ehevaux vont plus vite, traînentde plus grands poids *, et, cependant, sont moins, prompte-ment ruinés de fatigues, sur les routes nouvelles que sur lesanciennes ; 2 0 . par les comptables des curatèles , qui certifientque les dépenses d’entretien sont très-diminuées, etc.
Les rapports du parlement ont ainsi l’avantage de présenter,en même temps, les vues nouvelles et les suggestions heu-reuses des gens de l’art les plus habiles ; les résultats d’expé-riences faites exprès ou recueillies par une observation atten-tive et rigoureuse ; le témoignage des individus dont les intérêtssont totalement opposés , ou du moins n’ont aucune con-nexion. Ainsi les auteurs d’une enquête parlementaire, rela-tive à la grande question du roulage, consultent les maîtresde poste, qui ne demandent qu’une chose aux ingénieurs desponts et chaussées; c’est une route peu tirante, quelle qu’ensoit la dépense. Ils consultent les comptables des curatèles, quidemandent principalement une autre chose; c’est un modeéconomique de construire et d’entretenir la voie publique., telque les dépenses de construction et d’entretien, soient lesmoindres possibles, au bout d’un temps donné. Ils consultentenfin le voyageur qui (s’il est transporté par les chevaux d’au-trui , comme par la poste ou par la diligence), sans s’inquiéter