VOIES PUBLIQUES. %
dure et des dommages qu’a pu lui causer uu injuste procès.
Les C rcs . sont nommés pour trois années. Les règlementsqu’ils émettent ne durent qu’un temps égal à celui de leur com-mission. Suivant l’esprit de la législation britannique, la loipunit par une amende: tout citoyen qui refuse d’exercer lesfonctions de C re . des voies.hydrauliques ; de meme qu’elle punitcelui qui refuse d’exercer les fonctions gratuites d’inspecteurdes routes libres. Mais on ne peut obliger un citoyen à remplirces fonctions dans un autre comté que dans le sien : mesurepleine de convenance et d’équité, puisque chaque proprié-taire doit prendre surtout intérêt au bien-être de la provincequ’il habite. D’ailleurs , chacun peut servir la chose publique ,dans le voisinage de son domicile , avec plus de connaissancedes choses y plus d’assiduité et bien moins de sacrifice de temps,que dans les districts éloignés .
Telle est la législation générale des voies hydrauliques dél’Angleterre. Des lois spéciales règlent l’intendance et la régiede certains cours d’eau particuliers, naturels ou artificiels.
Ainsi, dès i4s3 , sous le règne de Henry VI , le parlementinstitue une C on . pour reconnaître les défectuosités du coursde la rivière Lee , qui se jette dans la Tamise , et pour la rendreplus propre à la navigation. Cette C on . avait été composée degrands personnages, qui négligèrent de remplir leurs devoirs.C’est pourquoi, dès l’année suivante, le parlement autorisa lechancelier du royaume à choisir pour C re \, de simples habitantsdes communes voisines de la Lee y lesquels habitants y dit enpropres termes l’Acte du parlement, peuvent beaucoup mieuxcorriger les défauts de cette rivière r par des travaux convena-bles y et. par la destruction ou la modification des ouvrages exis-tants déjà y et contraires a la navigation . 3 e . Henry VI , ch. 5.
La Tamise est l’objet d’une administration bien plus im-portante. Le corps municipal de la cité de Londres est chargé