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plus riante pelouse» L’aspect d’une verdure toujours fraîche,repose agréablement la vue, au milieu de la foule d’édificesdont se compose une cité. Cette végétation contribue, d’ailleurs,à purifier l’atmosphère *, elle absorbe une grande partie deseaux pluviales, et diminue la masse des eaux quil faut faireécouler par des égouts dispendieux. Les jardins des places pu-bliques sont ouverts seulement aux propriétaires des maisonsenvironnantes, qui en paient l’entretien. Ainsi la cité n’a pasmême à sa charge une dépense qui sert à la rendre, enmême temps, et plus belle et plus salubre* Qand on bâtit denouveaux quartiers, on a toujours soin d’en grouper les percéesautour de ces places décorées par l’art et par la nature \ on faitd’abord un tracé général d’agrandissement, et les particulierssont obligés de s’y conformer. Lorsque nous donnerons uneidée des travaux de la ville neuve d’Edinburgh , nous citeronsun exemple remarquable de cette sage prévoyance *.
Parlons maintenant de la superficie même de la voie pu-blique. Dans l’origine , on a formé les routes destinées aux voi-
* Comment se fait-il que, dans la Chauss.ée-d’Antin presque toute bâtie depuis lemilieu du siècle dernier, l’autorité publique, si habile à tant de choses , n’ait pas eul’idée de tracer une seule place digne d’or nef cette belle partie de notre capitale?Quel effet magnifique aurait produit, par exemple , une place régulière et spacieuse ,ornée de verdure et de fleurs, et située au croisement des rues du Mont-Blanc et deSaint-Lazare ! Ne pouvait-on pas en établir une autre, également bien située, sur l’axede la rue de Richelieu ? C’est surtout au débouché des ponts les plus fréquentés ,comme à la rencontre des principales rues , qu’il faudrait tracer des places nouvelles.Tl est juste de dire que Paris a beaucoup gagué sous ce point de vue, depuis la révolution.Les places du Châtelet, de Saint-Sulpice , de la Bastille , du Carrousel, voilà des embel-lissements qu’on doit citer comme des modèles. Cependant aucune dé ces places n’est'encore entièrement déblayée ; non plus que la magnifique enceinte formée par lesTuileries , le Louvre et les galeries latérales; enceinte digne , par sa grandeur, desmonuments de Sésostris et de là gloire de Thèbes . Enfin, dans toutes nos cités, desaméliorations importantes pour la salubrité, pour la facilité, pour la sûreté des com-munièations, restent à produire. Elles doivent être, aux yeux de nos magistrats, l’ob-jet dune active et généreuse émulation. .