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3 (1826) Force commerciale de Grande-Bretagne / par Charles Dupin
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VOIES PUBLIQUES. tU

consacrée aux piétons. M. Walker donne, au sujet du pa-vage, des moyens d’exécution qui nous paraissent dignesd’être imités :

Les pavés doivent être équarris exactement, non pas en forme de coin,mais en forme de cube , et taillés de manière à se joindre le plus exactementpossible. On a soin d’appareiller ceux de même largeur et de même hauteur,pour en former des rangées uniformes, lesquelles , outre la régularité de leuraspect, ont l’avantage de résister également, dans toute leur longueur, â lapression des voitures. On bat les pavés , et l’on retire sur-le-champ ceux quis’enfoncent au-dessous du niveau commun. On remplit les joints avec dusable fin. Si cela se peut, on arrose le soir tout ce qu’on a posé dans la jour-née. Le lendemain , on bat de nouveau ce pavé; puis, on le recouvre d’unecouche de sable fin , de 2 à 3 centimètres d’épaisseur : ce qui donne à la routele temps de se consolider, sans chocs violents causés par le roulage.

M- Walker a trouvé très-avantageux de remplir les joints des pavés avecde l’eau de chaux ; ou de mêler, pour le même objet, un peu d’écaillures ,ou de limailles de fer, avec du gravier. Bientôt, dit-il, l’eau qui coule surla route et filtre par ces joints , oxide ce fer, et forme avec le gravier uneespèce de roche adhérente aux pavés. Le même ingénieur évalue à 25o,oootonneaux , les chargements voiturés chaque année sur la Route commerciale :en estimant à 3 schellmgs le prix dn transport de chaque tonneau sur laroute pavée, il en coûterait au moins 4 schellings pur tonneau sur la routeferrée. On économiserait par-là, dans une seule année, i2,5oo liv. st., ou3oo,ooo francs : somme presque égale à la dépense première du pavage.

On couvre quelquefois en pierres de taille, les endroits oùpassent les roues des voitures. C’est ce qu’on voit sur les quaisdes Docks de Londres, comme dans les rues de Florence . Untel système a l’avantage de supprimer les résistances quinaissent du cahot des voitures sur le pavé. Ajoutons qu’on peuttraverser en tous sens, avec facilité, des rues ainsi préparées.

Nous décrirons, chap. 6, les routes-ornières en fer, qu’onétablit parfois au. sein des villes,. On a même tenté de couvrirentièrement des rues, avec un pavé de fer. Les figures qui re-présentent ce système de pavage, PI. XI, en donnent uneidée plus claire et plus exacte qu’une longue description.