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3 (1826) Force commerciale de Grande-Bretagne / par Charles Dupin
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■*i8 FORCE COMMERCIALE,

entretien; elle n’exige qu’un faible surcroît de temps et deforce, afîti d'opérer les transports. On peut d’ailleurs faireservir ces légères déviations, à l’agrément des paysages : demanière à ce .que la route devienne un embellissement pourle pays j ejt que le .pays lui-même soit montré, dans tout sonavantage, au voyageur que le tracé de la route conduit ha-bilement vers les points d’où la vue est le plus séduisante.Pourquoi négligerions-nous ces innocents plaisirs de la nature ,au milieu de nos campagnes j lorsqu’au milieu de nos villesnous dépensons des sommes si grandes, à des plaisirs bienplus futiles, à des jouissances moins pures et moins réelles ?

Ajoutons ? enfin, qu’en donnant aux routes, une légère si-nuosité, l’on évite au piéton , au cavalier, au voyageur envoiture découverte, la fatigue et l’ennui d’apercevoir sans cessele but éloigné d’une marche qui semble interminable.

Routes et chemins de plaisance. Il est une partie essentielleà l’art de composer les jardins anglais, c’est-à-dire à l’artd’ajouter aux ornementsd.e la nature par des plantations et descultures variées, pour donner au spectacle ,de la campagne,ou la pompe, ou la simplicité, ou la grâce , ou la majesté desaspects. C’est le talent de tracer.des sentiers et des routes dontles faciles contours , et les directions en apparence naturelles ,dérobent tour à tour et déploient, aux regards du voyageur,le contraste et rharmonie de toutes les beautés que peut offrirun grand et riche paysage. Dans les sites admirables où lesjardins, les parcs et les bois, les possessions les plus rappro-chées et les campagnes les plus lointaines, sont si bien mariésdans leurs effets, qu’ils semblent ne former qu’un seul etvaste héritage, sans barrières comme sans disparates, rien nedoit présenter de formes arrêtées par le compas d’une froidegéométrie, ni de contraintes imposées par une main capri-cieuse en sa régularité même.