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3 (1826) Force commerciale de Grande-Bretagne / par Charles Dupin
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VOIES PUBLIQUES- ï33

qu ? à ce jour, ainsi que'nous l’avons affirmé déjà, les routesdes environs de Londres , bien inférieures à celles de beau-coup d’autres parties de l’Angleterre.

L’expérience a prouvé qu’en employant avec intelligence,meme le gravier de la plus mauvaise espèce, on peut enfoire une bonne route. Telle est celle de Reading dans lecomté de Berks. On l’a rendue parfaitement unie, solide etnivelée, en faisant usage d’un gravier encore plus mauvaisque celui des environs de la capitale. Les voitures n’im-priment d’ornières sur ce chemin, par aucun temps, ni dansaucune saison.

Dans le voisinage de Londres , les routes étant fort unies, levoyageur qui les parcourt, charmé de n être point cahoté, enconclut sans autre examen, quelles sont parfaites et d’une so-lidité à toute épreuve 5 mais les chevaux, les conducteurs-et lesmaîtres de poste, les jugent bien différemment. Elles ont ledéfaut d’être fort-tirantes , surtout dans les premiers mois quisuivent leur construction et leur réparation ; alors les voiturespubliques doivent être traînées par des chevaux d’une forcesupérieure, afin d’y cheminer avec la même vitesse que dansles provinces plus éloignées de la capitale. Malgré cette forcesupérieure, la fatigue endurée par ces pauyres animaux est sigrande, qu’elle les met hors de service dans le court espace detrois années!... L’étranger admire à juste titre la beauté deschevaux attelés aux voitures publiques des environs de Lon-dres $ mais il est loin de penser que c’est aux défauts mêmesde ces chemins r d’une si magnifique apparence, et qu’il par-court avec tant de commodité, qu’est dû le choix des cour-siers, objets de son admiration.

Quant aux parties de la Grande-Bretagne , où les matériauxdisponibles sont d’une bonne qualité, l’on trouve encore desdifférences essentielles dans l’emploi de ces matériaux. Ainsi,