*34 force commerciale.
dans l’Ecosse , où la plupart des chemins sont construits avecdes matériaux, abondants , peu coûteux et d’une qualité par-faite , beaucoup de routes sont néanmoins dispendieuses,rudes et peu solides; parce qu’on n’a pas fait un judicieuxusage de ces excellents matériaux.
L’un des ingénieurs qui ont le plus contribué à l’améliorationdes voies publiques de l’Angleterre, M. Macadam *, qui nousa fourni beaucoup de faits rapportés dans ce chapitre et dansle suivant, a prouvé par ses travaux, que toutes les routespeuvent être rendues unies et solides au même degré ; enfin,qu’on peut les entretenir dans cet état de perfection, duranttoutes les saisons de l’année. Grâce aux moyens nouveaux qu’ila fait connaître, toutes seront îxmnes , aussi long-temps qu’ellessubsisteront. La seule question qu’il sera permis d’élever quantà l’espèce des matériaux, sera relative à la dépense, ou à ladurée ; mais non pas à l’excellence de la voie publique.
Le système employé par M. Macadam, d’abord aux environsde Bristol , puis dans les comtés limitrophes et, par degrés ,dans toutes les parties de l’Angleterre, a complètement réussi.Les chemins reconstruits d’après ce système, ont été jugéstellement supérieurs, que leur restauration a mérité de porterle nom même de l’auteur. Dans les environs de Bristol,
* Lorsque M. Macadam revint d’Amérique , en 1783 , on construisait les grandschemins d’Écosse (l’Acte des ixmtes à barrières, pour ce royaume, existait depuisvingt ans à peu près). Nommé curateur, il acquit alors beaucoup d’expérience. Il vintensuite en Angleterre et fut nommé commissaire des routes à Bristol ; il se fit ingénieur,pour améliorer les voies publiques qui se trouvaient dans l'état le plus déplorable.C’est en 1816 qu’il commença ses travaux; le succès le plus complet les couronna.En trois années, il répara 25o kilomètres de routes, dans les environs de Bristol.Néanmoins la dette flottante contractée par la curatèle de ces routes, qui surpassaiti,4oo liv. st., fut liquidée ; une portion considérable de la dette principale fut rem-rboursée, et 2,790 liv. st. furent amassées en caisse. Yôilà les résultats de quatre annéesd’une bonne direction, sur une voie publique" qui, durant vingt ans de curatèle,avait accru sa dette jusqu’à 43 3 ooo liv. st. (Comité de 1819, rappoi’t, pp. 18 et 19.)