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3 (1826) Force commerciale de Grande-Bretagne / par Charles Dupin
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- VOIES PUBLIQUES.

végétations qui interceptent la lumière du soleil' et pour at-tirer les courants atmosphériques par lesquels les routes peu-vent être asséchées dans les temps humides, et balayées deleur poussière dans les temps de sécheresse.

Autant une humidité seulement suffisante pour former unehoue visqueuse, et pour attendrir les matériaux solides qu’ellerecouvre, est regardée comme contraire à la bonne conserva-tion des routes, ainsi qu’à la facilité du roulage $ autant onregarde un lavage à grande eau, qui résulte d’une pluie abon-dante ou des moyens de Fart , comme utile, non-seulement auroulage des voitures, mais à la conservation de la voie publique.Un tel lavage enlève la boue en hyver,' et la poussière en été :au bout de quelques heures, même après des temps pluvieux ,la route est sèche, et parfaitement roulante.

Il y a des routes qu’ou lave en été, par des irrigations, pourfaire disparaître la poussière qui les couvre et qui deviendraitde la boue dans les temps pluvieux. On a proposé d’employerle même moyen, après des gelées et lorsque l’atmosphère estfortement chargée d’eau. Quand on a de la sorte délayé lesmatériaux pulvérisés par le frottement, il est très-facile debalayer ou de ratisser la boue très-fluide qu’on a formée, etqui ne s’est pas complètement écoulée d’elle-même.

Jusqu’à ce jour, les Anglais sont loin d’avoir'suivi le modeJe plus propre à maintenir leurs foutes en bon état. Us ont fait,à ce sujet, d’énormes dépenses * ; mais, par de tels sacrifices,ils ont du moins atteint leur but, même en suivant des mé-thodes imparfaites.

Pour donner une idée de ces dépenses? aux environs de Lon-

* On pourra juger de ces dépenses par les détails suivants, dus à M. Walker, ingé-nieur de la Route-Commerciale qui conduit de la cité de Londres aux Docks des Indes-Occidentales et des Indes-Orientales (Rep. Comm. 1818 , on roach - for the Hoitse ofcommons). « En examinant les routes à barrières, dans le voisinage de Londres , j£trouvai que les matériaux a’iee lesquels on les répare, l’estent rarement plus d’un mois