VOIES PUBLIQUES. i 83
6 kilomètres. De là jusqu’à Huddersfîeld , le canal a ri } kilomètres et descendde 1 33 mètres. Comme il est à point de partage , il ne peut être alimenté quepar des réservoirs : le principal a plus de 21 mètres de profondeur.
Le canal de Peake-Forest prend naissance à l’extrémité ducanal d’Ashton, et se dirige yers le sud-est. Il a 27 | kilomètres.Il est prolongé par une route en fer, jusqu’aux carrières depierre à chaux de Loads-Iinowl. Il présente deux embran-chements j l’un canalisé, l’autre formé par une route-ornièrelongue de 2 ^ kilomètres. Ce canal, ouvert en petite sectioncomme celui de Huddersfîeld, passe à travers un pays fort-accidenté *, ce qui a nécessité de grands ouvrages d’art.
Par exemple : un pont-aqueduc à trois arches de i8 mèt , 19 d’ouverture , et de3o mètres d’élévation} un plan incliné qui, dans une longueur de 470 mètres ,monte de 62 mètres, ee qui fait i 3 de montée par 100 unités de longueur.
Le court canal de Ramsden , nom de son propriétaire, vade la rivière Calder au canal de Huddersfîeld.
C’est de 1792 à 1794 que les canaux entrepris dans les di-rections, du N. O., R. E. et S. E. de Manchester, ont été com-mencés : presque tous ont été conduits à terme avec rapidité.
Si le lecteur, armé de patience, a pu suivre Fitinéraire arideet rebutant de ces voies hydrauliques, ouvertes sur tous lespoints de l’horizon dont Manchester est le centre, il concevraquels avantages cette ville commerçante a dû retirer d’un si belensemble de travaux. Qu’on prenne à la fois les quatre grandscanaux de Briare, de Loing, d’Orléans et de Saint-Quentin , lesseuls encore qui soient navigables autour de Paris , dans unrayon de quarante-deux lieues \ qu’on les plie et replie, dansun cercle trente-six fois moins spacieux, et l’on aura la me-sure des canaux qui se ramifient autour de Manchester, àsept lieues de distance! Qu’on joigne à ces voies artificielles,la navigation de l’Irwell et de la Mersey *, puis sept grandesroutes à barrières, qui partent de Manchester ; enfin toutes