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3 (1826) Force commerciale de Grande-Bretagne / par Charles Dupin
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VOIES PUBLIQUES. igt

des plaques rectangulaires en fer coulé , posées d’équerre entre les fermesconsécutives; les côtés verticaux de ces plaques ont des rebords unis avec lesfermes contiguës , par des vis à écrous. Enfin les mêmes plaques , pour êtreplus légères, sont évidées, dans leur milieu ; elles sont scellées contre lespiles, par des chevilles à tête.

Sur l’extrados rectiligne des fermes que nous venons de décrire , on a fixédes feuilles de fer laminé, dont la longueur égale la largeur qu’a le lit ducanal. Ces feuilles ont, en dessus, des rebords verticaux qui se vissent,d’un côté, contre les parois longitudinales de l’aqueduc; de l’autre côté cesont deux feuilles consécutives qui se touchent, et dont les rebords sontvissés ensemble.

Les parois longitudinales de l’aqueduc sont faites avec de fortes feuilles enfer battu , taillées non pas d’équerre, mais suivant le prolongement obliquedes joints de voussoirs , figurés par les pleins rectilignes des fermes à jour.Les prolongements de voussoirs ainsi figurés , au-dessus des fermes , sont unisconsécutivement par des rebords plats vissés à écrou; leur partie inférieure estpareillement unie à une tablette horizontale dont le bord est profilé par unfilet et par un quart de rond en creux ; le tout adhérent à la ferme extérieure ,et lui formant une petite corniche. On a mis un cuir très-fort et très-épaisentre toutes les parties de fer, réunies ensuite par des vis de pression, dansle dessein d’éviter toute filtration. Ce but est parfaitement atteint ; en effet,bien qu’il y ait déjà plus de quinze ans que le pont-canal est construit, je n’aipu voir l’eau filtrer nulle part.

Pour donner à ce système , la force de résister contre la pression de l’eau,les bords qui servent à joindre les voussoirs consécutifs, au-dessus des fermes,sont plus larges en bas qu’en haut ; ce qui leur fait produire le même effetque des contre-forts qui soutiennent une muraille.

Le chemin de halage est un peu au-dessus de la surface de l’eau , dans l'in-térieur de l’aqueduc ; il est composé de pièces de bois transversales, poséessur des montants également espacés. Une rangée de pièces est adossée contrel’une des parois de l’aqueduc , l’autre sous le bord du trottoir le plusvoisin du milieu du canal. Des longrines horizontales vont, dans chaquerangée-, d’un poteau à l’autre ; et sont soutenues encore par des jambes deforce diagonales. Des madriers jointifs horizontaux, qui réunissent les mêmesmontants , posent sur les longrines. Enfin, du gravier bien compacte, établitsur cette plate-forme , le chemin de halage. L’objet de ce gravier est non-seu-lement de préserver le plancher, de la dégradation que produiraient les fers deschevaux ; mais d’empêcher le tremblement trop considérable qui résulteraitde là marche de ces animaux y sur une surface élastique : tremblement qui