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duits importes ou fabriques dans les mêmes cités , se répan^dent , par les mêmes voies, pour atteindre avec économie etrapidité, les points innombrables où §e trouve le consomma--leur. En parcourant ainsi , dans tous les sens, et à partir detous les foyers principaux , la plus riche partie de l’Angle^terre, nous avons soigneusement indiqué les villes remarqua^Lies par leur négoce ou par quelque brandie d’industrie, etles contrées fertiles qui livrent, au commerce, les produitsde leur agriculture, de leurs mines et de leurs ateliers.
Un fait, qui nous a frappés dès le premier abord : l’exiguïtédu territoire où les travaux des communications ont amenéles plus étonnants résultats ; ce fait.même sera l’objet duneconclusion importante pour notre pays. La ; partie canaliséede l’Angleterre est, ainsi que nous l’avons vu p. 1 65 , moinsétendue qu’un quarré de 285 kilomètres de coté (72 lieuesde poste ), et ce quarré surpasse de fort-peu le septième dela France, Si donc, sur la superficie totale de la France , nousparvenions à trouver un sixième seulement, qui fût déjà trcs-favorisé par l’abondance et l’étendue des cours d’eau naturels,par la fertilité de la terre, par ses ressources minérales, outout au moins par ses communications faciles avec les minesde fer et de charbon, nous pourrions, avec ce sixième de notresol, et par des tx’avaux pareils à ceux dont nous venons detracer le tableau, égaler les prodiges enfantés en si peu d’amnées, dans Ja partie de l’Angleterre qui fait la richesse et lapuissance de ce royaume.
Or nous avons trois sixièmes, au lieu d’un seul, qui semblentpréparés exprès par la nature, pour nous élever à cette heu-reuse rivalité. Les bassins de la Loire, de la Seine et de laSomme, peuvent être réunis par une foule de voies hydrau-liques, soit entre eux, soit avec la Flandre française, déjàcomplètement canalisée. Ouvrons un canal parallèle à la Seine